Romans-sur-Isère, 26100
Bienvenue à Romans-sur-Isère, commune française située dans le département Drôme et la région Rhône-Alpes.Vous trouverez ici quelques infos sur la commune et notre sélection de sites sur Romans-sur-Isère.
     
 
 

Romans-sur-Isère en bref

Département : Drôme
Code postal : 26100
Population : 0 habitants
Région : Rhône-Alpes
Arrondissement : Valence
Canton : Canton non précisé

Histoire de Romans-sur-Isère

La ville de Romans est née de la fondation en 838, près d’un gué sur l’Isère, d’une abbaye par Barnard, archevêque de Vienne. Cette abbaye reçoit la protection du pape « de Rome » d’où le nom de la ville qui se développe autour. Selon d’autres sources, Romans est « le pays des Romains ».
Les moines sont remplacés par des chanoines, qui constituent un chapitre. L’église devient collégiale Saint-Barnard. Autour de cette abbaye, marchands et artisans s’installent et développent une puissante industrie du drap, le premier pont sur l'Isère est construit en 1049. Il permet la perception d’un péage, ce qui offre des revenus pour la ville. Un marché s’installe autour de la collégiale, il existe encore aujourd’hui sur la place Maurice Faure.
L’église, détruite plusieurs fois par des hommes de guerre du voisinage, est toujours reconstruite. Pour se protéger, les Romanais édifient un premier rempart au milieu du XIIe siècle. L’église romane est transformée en église gothique au XIIIe siècle par l’archevêque Jean de Bernin. C’est aussi l’époque où les Romanais commencent à s’émanciper du pouvoir des chanoines et élisent des consuls.
L’enrichissement et l’indépendance de la ville suscitent la convoitise d’un prince local, le Dauphin, qui annexe la cité en 1342. Ce dernier, en 1349, cède ses possessions à la France : le Dauphiné (les départements de la Drôme, de l’Isère et des Hautes-Alpes). L’acte, connu sous le nom de Traité de Romans, est signé dans la demeure du Dauphin près du Pont Vieux, suivi d’une cérémonie religieuse dans la collégiale Saint-Barnard.
C’est alors le début de la guerre de Cent Ans. La ville qui s’était étendue en surface, décide de se protéger par un second rempart qui englobe les « faux bourgs » : quartiers de la Presle, de la Pavigne et de Saint-Nicolas. Ce rempart commence à être abattu vers 1830. Des vestiges sont encore visibles : une tour rue des Remparts-Saint-Nicolas, les murailles du quai Sainte-Claire et du cimetière Saint-Romain. La porte du dernier rempart devenue inutile est choisie pour accueillir un automate marteleur qui donne l’heure à toute la ville : le Jacquemart. C’est aussi l’affirmation du pouvoir civil face au pouvoir des chanoines. Le Jacquemart de Romans (de « jacques », terme méprisant désignant les paysans au Moyen Âge) est un des plus grands de ceux qui subsistent aujourd’hui dans près d’une cinquantaine de villes françaises. Son uniforme actuel est celui des soldats de la Révolution française. Un vieil automate est aujourd’hui exposé aux Archives communales de Romans.
Avec le XVe siècle, démarre une série de catastrophes pour Romans : grands froids, grandes sécheresses, pestes, mais à partir des années 1480, un retournement de conjoncture marque le début d’un demi-siècle de prospérité pour la draperie romanaise, qui s’exporte jusqu’au Proche-Orient. Les drapiers et marchands romanais enrichis se font construire des hôtels particuliers en style gothique flamboyant. Cette période marque encore fortement le paysage urbain du centre historique de Romans.
La deuxième moitié du XVIe siècle renoue avec les catastrophes. Les crises religieuses et sociales atteignent leur paroxysme lors du Carnaval sanglant de 1580. Au cours des deux siècles suivants, l’industrie du drap disparaît tandis qu’émergent la tannerie et la soie. Pendant cette période, la ville se couvre de couvents et de monastères (Capucins, Récollets, Ursulines, Saint-Just). Le couvent de la Visitation, construit par étapes entre le XVIIe et le XIXe, abrite depuis 1971 le musée international de la Chaussure, ainsi que le musée de la Résistance et de la Déportation. Au XVIIe siècle, le « Bourg du Péage », sur l’autre rive de l’Isère, devient une communauté indépendante.
En décembre 1788, les États du Dauphiné, assemblée de la province, s’ouvrent dans le couvent des moines Cordeliers ; leurs propositions préparent les États généraux de Versailles en 1789. Les idées qu’ils énoncent sont déjà celles de Liberté et d’Égalité.
Émergence de l’industrie de la chaussure
Après 1850, l’économie et la société romanaises subissent leur mutation majeure avec le développement de l’industrie de la chaussure pour laquelle travaillent, en 1914, 5 000 ouvriers et ouvrières, à l’origine d’un mouvement syndical puissant. Dès la fin du XIXe siècle, Joseph Fénestrier impose la première marque de chaussure, « UNIC ». La ville change. La population atteint 10 000 habitants, les remparts sont démolis, les quais construits, le chemin de fer attire de nombreux ateliers de chaussures. À l’est, le long de l’avenue Gambetta, s’édifient la caserne Bon, le collège, des demeures louées aux officiers.
Après la Première Guerre mondiale, dans les années 1920, le maire socialiste Jules Nadi fait construire, à proximité de la route de Grenoble, une cité-jardin à vocation sociale. L’industrie de la chaussure bénéficie alors d’une certaine prospérité, la population compte 17 000 habitants ; la poussée urbaine s’exerce vers le nord, au-delà de la voie ferrée. L’église Notre-Dame de Lourdes est construite en 1937, dans le style « gothique moderne » où se retrouve un certain style colonial.
La crise mondiale des années 1930 est particulièrement dramatique pour la chaussure de Romans, qui vivait en partie des exportations. La création d’une grande foire économique, en 1930, apparaît comme l’un des palliatifs.
Au cours de la Seconde Guerre mondiale, Romans est occupée une première fois par les Allemands en juin 1940, puis de septembre 1943 à août 1944. La Résistance au régime de Vichy est marquée le 10 mars 1943 par une manifestation à la gare contre le départ des requis pour le S.T.O., puis le 9 juin 1944 par le départ des volontaires pour le Vercors où se trouvent de nombreux maquis. Les maquisards qui échappent à la brutale répression allemande de juillet (massacres de civils à Vassieux-en-Vercors et à la Chapelle-en-Vercors, à la grotte de la Luire) participent à la Libération de Romans en août.
Avec le retour de la paix, l’industrie de la chaussure redevient florissante, en particulier avec Charles Jourdan qui crée des magasins dans le monde entier ; elle emploie quatre mille salariés. La population continue à croître, de vingt mille habitants en 1945 à trente mille en 1968. Pour les accueillir, de nouveaux quartiers se couvrent d’immeubles comme la cité HLM de la Monnaie, où vivent jusqu’à huit mille personnes. Des zones pavillonnaires remplacent les terres agricoles tout autour de la ville.
Crise et nouvelles industries
Mais à partir de 1974, la crise désorganise profondément la mono-industrie de la chaussure : la concurrence étrangère lui est fatale. De nombreuses entreprises ferment, entraînant des centaines de licenciements : en vingt-cinq ans, les effectifs passent de quatre mille salariés à un millier. Déclin également pour la grande tannerie industrielle : seules subsistent la Tannerie Roux, l’une des plus anciennes de France, et la société de Tannerie Chaix. Face à ces mono-industries, une économie de substitution se met lentement en place dès les années 1960 (FBFC : combustible nucléaire, SEIM : équipement automobile, etc.) dans la zone industrielle en bordure du quartier de la Monnaie.
Dans les années 1990, l’économie de Romans peut s’appuyer sur une excellente desserte routière et ferroviaire grâce à l’autoroute A49 et au TGV. En 2004, quelques noms défendent encore une production de chaussures de qualité : Jourdan, Kélian, Clergerie. Une nouvelle dynamique commerciale s’annonce avec l’ouverture de « Marques Avenue », un espace de magasins d’usines, dans l’ancienne caserne Bon. L’industrie agroalimentaire est un pôle en plein développement.
source : Wikipedia

Carte de Romans-sur-Isère

 
 
 
 
 
 
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