Saint-Nazaire-le-Désert, 26340
Bienvenue à Saint-Nazaire-le-Désert, commune française située dans le département Drôme et la région Rhône-Alpes.Vous trouverez ici quelques infos sur la commune et notre sélection de sites sur Saint-Nazaire-le-Désert.
     
 
 

Saint-Nazaire-le-Désert en bref

Département : Drôme
Code postal : 26340
Population : 0 habitants
Région : Rhône-Alpes
Arrondissement : Die
Canton : La Motte-Chalancon

Histoire de Saint-Nazaire-le-Désert

Six mille ans d'histoire
Époque préhistorique
Après les pasteurs du Cardial, connus à Arnayon vers 6 000 ans av. J-C., les Chasséens ont laissé d'abondantes traces de leurs activités dans les grottes des Sadoux, de Reychas et du Trou~Amaud dont les porches servirent d'habitat, de bergerie ou de lieu d'offrande. Vers 4 000 ans av. J.-C., ces premiers agriculteurs cultivaient des pois et diverses variétés de blé. Ils élevaient des moutons, des chèvres et chassaient le chamois et le cerf. Plusieurs haches en pierre polie, trouvées à Brette, à Chalancon, à Volvent, remontent à cette même époque néolithique. Des poteries carnpaniformes et du bronze final à Reychas, des sépultures chalcolithiques au Trou-Arnaud, un fer de javelot à Gumiane attestent la persistance du peuplement au cours de l'âge des métaux.
Époque gallo-romaine
À l'époque gallo-romaine, La Roanne, présentant peu de terroirs plats développés, à l‘écart des voies de circulation, se prêtait mal à la mise en valeur intensive que connurent les autres vallées dioises. Cependant la présence de fragments de tuiles à rebords dans pratiquement toutes les communes, montre une occupation effective mais dispersée. Les découvertes significatives restent rares.
Un seul site de villa est aujourd'hui localisé, au quartier des Gros d'Aucelon, d'où proviennent des débris de tegulae, de doua, de céramique commune grise et de sigillée. Une monnaie du IIIe siècle ap. J-C. a été retrouvée à la Haute Gumiane.
Moyen Âge
Au Moyen Âge, les communautés d’habitants se regroupent autour de petites places fortes, perchées sur des hauteurs stratégiques (Auribel, Betton, Brette Vieille, Saint-Philibert, Petit-Paris, Merlet), reliés entre eux. Point de chemin au fond des vallées aux gorges infranchissables, mais tout un réseau de sentiers muletiers qui utilisent au mieux les replats, les pas, et les cols. Ces points hauts subsistent jusqu’au XIIIe siècle ou au XIVe siècle.
Les premiers textes, dès 1231, font découvrir le nom de la région appelée « le Désert ». On notera que les évêques de Die, seigneurs importants de l’époque, qui subsistèrent jusqu’à la révolution, avaient créé « L’archiprêtré du Désert » qui s’étendait beaucoup plus au sud. Cette appellation très ancienne n’est pas formellement expliquée aujourd’hui, mais recouvre probablement les deux notions, d’isolement et d’aridité. Le réseau ecclésiastique est serré avec six curés relevant de l’évêque de Die, et cinq prieurs dépendant souvent de Sièges congréganistes éloignés, Cruas pour Brette, Aurillac pour Saint-Nazaire, Saint-Ruf pour Volvent. Les frères hospitaliers se sont installés à Rochefourchat. Les seigneurs locaux sont du Diois comme les Isoard ou les Artaud, du Sud comme les Sahune. Ils hommagent à l’évêque de Die.
À partir du XIVe siècle, les habitants quittent les sites perchés et s’établissent plus prés des rivières, ou des sources, mis à part Aucelon. C’est la création des villages actuels, un changement radical. Les familles de seigneurs locaux se succèdent jusqu’à la révolution. L’évêque de Die qui a le titre de Comte, maintient son emprise, grâce aux réseaux des paroisses, et aux visites épiscopales. Mais en 1644, toute la partie orientale, la plus proche du Diois réformé, est passée au protestantisme, les huguenots comptent environ 200 familles contre 340 catholiques. Aucelon en est le principal siège, qui, par la Servelle essaime sur Brette et Volvent. Les redevances payées au milieu du XVIe siècle en froment, en avoine, en seigle, en orge, en poules ou en fromages, donnent une idée des activités pratiquées, elles épuisent les habitants.
Malgré son isolement, la révolution n’est pas sans conséquences sur le pays. Les petits seigneurs disparaissent. Les réponses au questionnaire de 1789 mettent l'accent sur les charges qui pèsent sur les communautés : l'étroitesse du terroir cultivé, le manque de bois, les difficultés de la circulation. Elles indiquent aussi un élargissement des cultures, avec les vignobles dans la basse vallée et les pommes de terre partout. Les arbres fruitiers sont souvent cités, en particulier les noyers. L'élevage du mouton est largement prédominant, devant les chèvres et les mulets. La population du bassin atteint son sommet en 1811 avec 3540 habitants mais ne fera plus que décroître jusqu’à 340 en 1999. Les catholiques ont repris presque partout le dessus ils sont 2 165 contre 533 protestants en 1866, mais à Aucelon en 1830, le pasteur Jean-Frédéric Vernier, provoque le Réveil du Protestantisme, fait construire le temple, et installe une bibliothèque de la religion réformée. En 1848, Brette et Pradelle connaissent des apparitions mariales qui rappellent celles de la Salette mais ne sont pas reconnues par la hiérarchie catholique.
Malgré le rôle de véritable centre tenu par Saint-Nazaire, ses commerces, ses artisans et ses foires, l'impression d'écartèlement entre la vallée de la Drôme, le Diois et le Pays de Bourdeaux, persiste. En témoigne le découpage sur 3 cantons. Les circulations se font partout par des sentiers muletiers, qui passent les cols avec de fortes pentes. Pour le sud du pays, les liaisons économiques les plus importantes, sont orientées sur Bourdeaux, Dieulefit, et Nyons.
Vers 1860 on commence à construire des routes, la 1ère fut donc ouverte vers le sud, vers Bouvières. Puis vers 1890, arriva le chemin de fer dans la vallée de la Drôme. L’appel du chemin de fer entraîne alors la construction de la route vers le nord, c’est-à-dire vers la gare de Vercheny. Construite lentement par tronçons et en partant des deux extrémités, souvent taillée dans les rochers, franchissant plusieurs fois la Roanne sur de beaux ouvrages en pierres, la route départementale 135 (ex I.C.35 ) terminée en 1895, longue de 20 kms a deux conséquences : elle réoriente les circuits économiques vers le nord et forge concrètement l'unité du Pays, bien que persiste le découpage irrationnel organisé par les services publics, Équipement, EDF, Télécoms, Poste, etc. La vallée a déjà perdu une bonne partie de sa population : 2100 habitants en 1895 au moment de l'inauguration du CD 135. Le désenclavement et la Grande Guerre vont encore accentuer la dépopulation. En 1920, la Roanne ne compte plus que 1400 habitants. Peu à peu, l'État rachète les terres laissées en friche pour les reboiser et y interdire le parcage des moutons. « Partout on a l'impression que la mort vient à grand pas » écrit Raoul Blanchard en 1911.
Aujourd'hui, la Roanne est toujours vivante. La poursuite du déclin démographique a réduit la population à 439 habitants permanents en 1999. La plupart des services publics et la quasi totalité des commerces a disparu. L'agriculture de montagne connaît de sérieuses difficultés, malgré la courageuse obstination de quelques familles. Les exploitations survivantes se consacrent presque exclusivement à l'élevage des chèvres et des moutons ainsi qu'à la culture de la lavande. Mais aujourd’hui, un phénomène vient bouleverser le paysage : l’engouement des citadins pour l’espace rural, qui entraîne le développement rapide des résidences dites « secondaires » ou principales de personnes qui ont une activité dans la Vallée de la Drôme. Les espaces naturels, l’écologie sont l’objet de toutes les aspirations. Au début, c’était les vacances du mois d’août, et maintenant les gens résident souvent plus qu’un mi-temps, ce sont les doubles résidents. Il y a même des résidents permanents qui ont un pied à terre à la ville ! Et puis il y a les randonneurs, en voiture, à vélo, à cheval, à pied, les pécheurs, les chasseurs. Et l’on voit que le Désert n’est pas vide.
Si donc autrefois, l’isolement entraînait l’autarcie, la nouvelle vie entraîne une évidente interdépendance entre le rural et l’urbain, et la ligne de vie c’est la route.
source : Wikipedia

Carte de Saint-Nazaire-le-Désert

 
 
 
 
 
 
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