Salonnes, 57170
Bienvenue à Salonnes, commune française située dans le département Moselle et la région Lorraine.Vous trouverez ici quelques infos sur la commune et notre sélection de sites sur Salonnes.
     
 
 

Salonnes en bref

Département : Moselle
Code postal : 57170
Population : 0 habitants
Région : Lorraine
Arrondissement : Château-Salins
Canton : Château-Salins

Histoire de Salonnes

Salonnes est un site du briquetage de la Seille, il était donc déjà habité pendant le premier millénaire avant Jésus-Christ.
Salonnes ou plutôt Salone en se conformant à l'ancienne orthographe Salona est une des communes du département mentionnée dans les titres les plus anciens. Un diplôme de Charlemagne, daté l'an 777 et dont l'original est aux archives de la Meurthe-et-Moselle, confirme un accord fait entre Angelramme, évêque de Metz, Vilhare, archevêque de Sens, et Fulrad, chapelain du palais et abbé de Saint-Denis, au sujet des biens que ce dernier possédait au lieu nommé Salone, construit en l'honneur de la sainte mère de Dieu, les bienheureux martyrs, confesseurs, et où reposent Saint Privat et Saint Hilaire ; lequel accord porte que ni Angelramme, ni ses successeurs, ni leurs archidiacres, ni quelque autre officier que ce soit de l'église de Metz, ne pourront exercer dans ce lieu aucun acte de juridiction, si ce n'est lorsque l'abbé se Saint-Denis invitera l'évêque à y donner les ordres, bénir le saint chrême et les autels, ainsi que cela se pratiquait dans les autres églises dépendant de l'abbaye de Saint-Denis. En 896, Charles le Simple déclare que les religieux de Salone manquant de nourriture et ne percevant plus rien de leurs prébendes, il leur a donné différent biens, parmi lesquels une manse et une vigne à Montenoy, une manse à Pompey, etc. Enfin, en 950, Louis d'Outremer donne aux clercs de l'abbaye de Saint-Denis et de Saint-Privat, l'habitant le prieuré de Salone, une terre dans le lieu de Salone, sur le ruisseau du même nom, à savoir douze manses avec l'église de Vertignécourt, etc.
Le prieuré de Salone avait été donné, dès l'an 815, à l'abbaye de Saint-Mihiel, qui en jouit jusqu'en 1602, que le cardinal Charles de Lorraine, abbé de Saint-Mihiel et légal du Saint-Siège, l'unit à la Primatiale de Nancy après la mort du dernier titulaire, Pierre de Saint-Vincent, décédé en 1598. En 1348, le procureur de ce prieuré pour le cardinal de Boulogne déclare que la grâce à lui faite par la duchesse Marie de Blois de l'exempter du droit qu'a le duc de Lorraine de prendre un char dudit prieuré quand il va à l'armée tu autre part, ne peut être tirée à conséquence ai à préjudice contre son droit. (T. C. Moyenvic.) En 1379, le duc Jean mande à ses conseillers de requérir les conservateurs des traités d'alliance entre l'évêque de Metz et lui, de défendre audit évêque d'attenter sur -la fontaine d'eau salée de Salone, laquelle lui appartient en tous droits. (T. C. Château-Salins.) En 1588, Jean, duc de Lorraine, et Robert, duc de Bar, voulant indemniser le prieuré de Salone, la ville et les habitants, des dommages qu'ils leur avaient causés pendant la guerre contre l'évêque de Metz, accordent au prieuré différents héritages situés tant sur le ban de Salone que sur celui de plusieurs villages voisins. Par un acte daté du 28 avril 1453, les gens de justice de Salone consentent de suivre pour lois, dans leurs jugements,- les droits, coutumes et usages d'Amance, ainsi qu'il avait été accordé entre le prieur de Salone et les habitants dudit lieu, par devant Simonin Louvion, procureur général de Lorraine au bailliage de Nancy, et de Ilaous Olry, prévôt d'Amance, attendu que, par les guerres entre les duc de Lorraine et comte de Bar et l'évêque de Metz, Salone avait été entièrement détruit et que tous les habitants s'étaient sauvés, en conséquence aucuns ne pouvant assurer par quels usages Salone avait été autrefois régi, les titres qui auraient pu le prouver étant tous perdus. Plusieurs titres du XVI ème siècle font mention de conflits de juridiction soulevés entre les officiers du duc et le prieur de Salone, au sujet des droits seigneuriaux dont le prince et le prieur jouissaient dans ce lieu. Les droits de ce dernier sont ainsi énumérés dans des comptes et des procès verbaux de plaids annaux : Le prieur est seigneur haut justicier, moyen et bas en la Haute et Basse Salone, et par tout le ban d'icelle.... Tout habitant tenant charrue lui doit, par chacun an, trois fois les corvées. Il a aussi droit de revêture, qui est tel que chacun héritier succédant à immeubles assis su bau et finage dudit lieu, est lents de revêtir et reprendre desdits immeubles dans quarante jours à compter du jour du trépas de celui qui lui a fait échutte; et doit chacun héritier deux setiersde vin, à peine de commise des héritages pour lesquels ledit droit se doit payer... Les habitants paient chacun an au duc de Lorraine 5 francs à sa recette d'Amance, à cause du bois de la Jurée, qu'ils tiennent pour leurs affouages. Quand il y a un malfaiteur des sujets du prieur ou autres délinquants en sa seigneurie dudit Salone, il peut le faire appréhender au corps par ses officiers et le tenir en sa prison, et si le fait le requiert, le peut mettre ès mains du maître des hautes oeuvres pour lui donner la question et sur ses confessions lui faire faire son procès jusqu'à la sentence inclusivement rendue, puis le faire délivrer à un prévôt d’Amance, hors le ban dudit Salone, en lieu nommé Saulcirup, faisant séparation du ban dudit lieu et de celui de Chambrey; auquel lieu, ledit prévôt d'Amance reçoit ledit prisonnier avec son procès en son sein, ensemble la sentence, pour en faire faire ' l'exécution aux frais du duc, demeurant néanmoins les biens acquis et confisqués au prieur… >(Coll. S.-G. et P.) Par un acte passé le 1er juillet 1605, il est fait défense à tous habitants de Salone d'aller moudre leurs grains ailleurs qu'au moulin banal joignant le prieuré, et à celui de Seraincourt, et d'aller pressurer leurs marcs et raisins à d'autres pressoirs qu'à ceux de la maison seigneuriale dit prieuré. Une sentence rendue, le 2 août 1736, défend aux avocats et procureurs de faire les contestations au cabaret dites les instances où ils occuperont en la justice de Salone, mais au greffe de ladite justice. (Coll. St.-G. et P.) Une nommée Catherine Dieudonnée, de Salone, avait été brûlée comme sorcière à Amance en 16l5. Outre son prieuré, fondé par Fulrade, dès le VIIE ème siècle, Salone possédait, ainsi qu'il a été dit plus haut, des salines qui paraissent remonter à une époque fort éloignée : le diplôme 1e Louis-le-Débonnaire portant donation du prieuré de Salone à l'abbaye de Saint-Mihiel, en 815, et rappelé par l'auteur de l'histoire de cette ville, fait mention du village de Courcelles, qui était contigu à Salone, et des eaux salées de ce lieu : donamus villam Curcella cum..... aquis salsalis... S'il faut en croire quelques historiens, le prieuré de Salone aurait même été construit sur l'emplacement d'une ancienne saline. Quoiqu'il en soit, il résulte de différents documents, que celle usine était exploitée dans les XIII ème et XIV ème siècles ; elle fui probablement ruinée dans le courant du siècle suivant, car on trouve, à la date du 30 octobre 1484, des lettres patentes dans lesquelles le duc René II dit que son receveur général, Antoine Varrin, ayant fait construire et dresser une nouvelle saline à Salone, sur les terres du prieuré, il assigne à ce dernier, par forme de dédommagement et à perpétuité, dix muids de sel à prendre chaque année sur cette saline. Par d'autres lettres patentes, du 10 janvier 1492, le même prince permet à plusieurs particuliers de bâtir aux environs de la nouvelle usine sur des terrains qu'il leur concède. (Coll. St.-G. et P.) En 1541, le duc Antoine complète le douaire de Christine de Danemark par une assignation sur les salines de Salone. (T. C. Blâmont 3.) En 1583, Charles III donne l'office de baucheur de ces salines à Jacques Chastan, fils de Fauquet Chastan, sieur de La Routte. (L. P. 1583.) Il est encore fait mention de cette usine dans le compte du receveur général des salines de Lorraine, pour l’année 1631.
Le prieuré et l'église ont été fondés en ces lieux paisibles par Fulrad, abbé de Saint-Denis qui vivait sous Pépin le Bref et Charlemagne. Dès cette époque, le corps de Saint-Privat de Mende allait y reposer. L'abbaye de Saint-Denis sera proriétaire du prieuré jusqu'en l'an 815, date à laquelle elle cède à l'abbé de Sain-Mihiel. En 896, Charles le simple fait des donations aux moines des lieux puis en 950 des terres dans le lieu de Salonnes sont offertes par Louis d'Outre-mer. En 1106 le pape Pascal II confirmera l'indépendance du prieuré de Salonnes de juridiction de l'évêché de Metz.
Pendant près de huit cents ans, les bénédictins gouverneront le prieuré, jusqu'en 1602 où il serra uni à la Primatiale de Nancy.
D'une restauration effectuée au XVIe siècle, viendra s'ajouter au bel édifice de style lorrain, un remarquable portail d'entrée. Aux propositions majestueuses et fines, aux sculptures merveilleussement disposées, ce portail témoigne de toute la parfaite armonie et de l'élégance de l'art gothique français. Le début du XVIIe siècle sera un épisode sanglant pour la bourgade car, comme toute la région se sera la cruelle marque laissée par lea guerre des Suédois, amenant destruction, peste et famine. Salonnes sera ravagé en 1635 par les troupes suédoise et l'église pillée. Le chef de Saint-Privat conservé avec dévotion dans le sanctuaire de puis des siècles sera jeté dans le puits du prieuré et les précieux livres déchirés. Mille cinq cents Suisse allaient mourir en ces lieux. Didier Chaumont, alors curé de la paroisse, écrivit qu'il fut obliger de faire amener de la terre dans toute l'église pour couvrir les morts.
Plus d'un siècle plus tard, en 1749, une entente sera faite entre le chapitre de la Primatial de Nancy et la populations du village pour réparer le sanctuaire qui été reté en ruine. Un baptistère octogonale daté 1549 et une des merveilles de cette petite église. Elle a de belle ornementation dont les blassons, l'un avec trois fleurs liys, soulignent les contours de ce chef-d'œuvre de pierre d'un mètre cinquante de haut et large d'un mètre.
Depuis douze siècles, ce petit village s'énorgueillit de son église qui a su, malgré les vicisitudes de l'histoire, parvenir jusqu'à nous avec toute sa purté et sa beauté.
source : Wikipedia

Carte de Salonnes

 
 
 
 
 
 
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