Samoëns, 74340
Bienvenue à Samoëns, commune française située dans le département Haute-Savoie et la région Rhône-Alpes.Vous trouverez ici quelques infos sur la commune et notre sélection de sites sur Samoëns.
     
 
 

Samoëns en bref

Département : Haute-Savoie
Code postal : 74340
Population : 0 habitants
Région : Rhône-Alpes
Arrondissement : Bonneville
Canton : Samoëns

Histoire de Samoëns

La vallée du Giffre constitue dans l'histoire alpine un lieu de peuplement fort ancien. Des peintures rupestres ont attesté de la présence humaine en ces lieux aux tous premiers temps de la civilisation alpine, 6000 ans avant notre ère. Dans ce contexte, il est à point douter que le site de Samoëns ait connu un peuplement dès l'Antiquité. C'est cependant dans les dernières heures de l'Empire que naquit la première agglomération qui deviendra le chef lieu.
Le Moyen Age à Samoëns
Le linguiste Théophile Perrenot, auteur de La Toponymie Germanique et Burgonde a vu dans la toponymie locale des héritages de la langue burgonde. Dans le haut moyen âge, Samoëns aurait été nommé successivement Samoldingos, Samoding et Samodens. Le village dû accéder assez tôt à la dignité de centre paroissial. L'église Notre-Dame porte des vestiges d'une église romane, qui devait être de plus petite taille que l'édifice actuel.
Samoëns entre dans l'histoire écrite en 1167, à l'occasion d'un litige avec les religieux de l'abbaye de Sixt. L'histoire locale sera souvent marquée par des heurts avec les communautés religieuses, les montagnards admettant mal la tutelle matérielle et spirituelle des monastères voisins.
En 1438, la victoire d'un procès de longue date avec l'abbaye d'Aulps sera commémoré par la plantation d'un arbre de victoire sur la place du village: le Gros Tilleul.
La même année, le Duc de Savoie Amédée VIII a donné à la paroisse de Samoëns sept alpages, tous situés au nord du village (Cuidex, Oddaz, Fréterolle, Vigny, Chardonnière, Folly et Rontine). Ces alpages étaient nécessaire à la survie des agriculteurs du versant au soleil. Mais les habitants de Morzine et des Gets les revendiquaient aussi (logiquement d'ailleurs car certains sont situés de l'autre côté des crêtes séparant les communes). L'alpage de Rontine envenime les relations entre Samoëns, Morzine et les Gets de 1480 à 1845.
Samoëns eut au Moyen Âge de grands problèmes dûs à la proximité de la frontière. Au temps des seigneurs du Faucigny, les cols de la vallée du Giffre étaient soigneusement tenus boisés pour empêcher un éventuel passage armé. Au XIIIe siècle, un château fut édifié sur la pente rocheuse dominant le village. Samoëns paiera cher les déboires militaires du Duc de Savoie : en 1476, une expédition Bernoise franchira les cols de montagne et incendiera entièrement village et château. Seuls demeurent aujourd'hui la tour-clocher romane et la base d'une petite tour ayant servi de refuge, dans le centre du village.
Riche de ses pâturages, la paroisse semble avoir accédé très tôt à une certaine aisance dûe à l'économie agro-pastorale. Les documents médiévaux laissent apparaître que la vallée était fortement peuplée à la veille de l'épidémie de Grande Peste, la paroisse de Samoëns (englobant encore les territoires actuels de Morillon et de Verchaix) devait regrouper quelques 4000 âmes. Ce chiffre devait chuter de moitié en l'espace de quelques années.
Les Frahans
Ainsi nommait-on autrefois les maçons et tailleurs de pierres de Samoëns. Partageant l'hiver l'existence rustique des montagnards, ils quittaient la vallée chaque été pour aller travailler sur les chantiers de construction des églises, des villes, des arsenaux et des grands canaux. Ce sont des immigrés qui, semble-t-il, importèrent à Samoëns les savoir-faire de la pierre dans le courant du Moyen-Âge. Etablis en corporations, les Frahans semblaient jouir jadis d'un privilège pour la construction des églises de la région. Leur nombre grandissant, ils saisirent de nouvelles opportunités et se firent embaucher sur les grands chantiers de France : les fortifications bastionnées de Vauban (Besançon, Briançon, l'arsenal de Rochefort...) et plus tard les grands canaux de l'époque impériale (Givors, Centre et Saint-Quentin). Leur économie fut fortement ébranlée par le développement des nouveaux modes de construction au XIXe siècle. Aujourd'hui à Samoëns, ils sont au nombre de deux.
Force économique, les Frahans ont constitué aussi une force sociale importante dans l'histoire de la vallée. Organisés en corporation depuis une époque très ancienne, les tailleurs de pierre de Samoëns étaient intégrés au compagnonnage du Devoir allemand. L'église regardant avec sévérité les pratiques corporatistes et les travaux initiatiques, les Frahans se virent contraints de s'organiser en confréries pieuses dès le XVIIe siècle. Les Confréries de Saint-Clair et des Quatre Couronnés virent le jour en 1640 et en 1659. Les maçons devront attendre 1851 avant de pouvoir prétendre à une organisation laïque : la Société des Maçons de Samoëns. Cette dernière sera refondée en association à but culturel par Claude Castor et Jean-François Tanghe en 1979.
Les Frahans ont tiré leur nom d'un jargon crée de toute pièce pour s'entourer d'une certaine discrétion. Ce jargon de plus de 2000 mots porte lui-même le nom de 'Mourmé.
Une certaine tradition d'indépendance
Si la cité de Samoëns a connu un rayonnement économique dès le Moyen-Âge, les siècles suivants lui apporteront un rayonnement politique et culturel. Le pouvoir princier s'est très vite détourné de ce secteur montagnard, et plusieurs familles de roturiers réalisèrent une très belle ascension sociale. Par les rachats des anciens fiefs, des mariages savamment calculés, et des services militaires heureux, certains accèderent à la noblesse et l'on assista, dès le XVIe siècle à une refonte complète du paysage politique et social local. Les notaires, les commercants, les artisans, les paysans acquiérirent une certaine aisance et la société montagnarde délaissa les durs clivages socio-économiques qu'elle connaissait au Moyen Âge.
Fait révélateur des mentalités et de la cohésion sociale du pays autrefois, les habitants se sont souvent prêtés assistance et secours mutuel, par delà les clivages sociaux, face aux représentants de l'ordre hors de la vallée. Ainsi compliqua-t-on encore le tableau politique local. Le Marquis Philibert Salteur, noble de robe rachetant les domaines royaux de Samoëns, fit figure vers 1750 d'ennemi commun.
Cette cohésion très profonde de la population locale affecta beaucoup la période révolutionnaire, et sans le zèle extrême des conventionnels parisiens, on peut penser que Samoëns aurait traversé la révolution sans heurts.
L'âge d'or de Samoëns
La cité a vécu au XVIIIe siècle son véritable apogée, accédant à une certaine aisance matérielle et à un véritable rayonnement socio-culturel. En ce temps, les familles avaient pour vivre les revenus importants de l'activité pastorale (le fromage de montagne a toujours été une denrée très chère), et l'argent que les Frahans ramenaient des chantiers de construction. Dans cette situation confortable, de nombreux enfants purent se consacrer aux études, et Samoëns donna au royaume plusieurs grands intellectuels et hommes d'église de ce temps. On retient en particulier les personnalités de Jean Pierre Biord (devenu évêque de Genève et Annecy), et Jean François Hyacinthe Gerdil (devenu Cardinal de Piémont-Sardaigne, il fut même élu pape en 1800 mais ne put pas siéger sur le trône de Saint Pierre).
Un siècle de profondes transformations
Samoëns connut au XIXe siècle de profondes mutations, de même qu'elle amorça le recul de l'économie et de la société traditionnelle. Pendant cinquante ans, la cité a retrouvé les structures de l'ancien régime, et deux générations ont traversé les tracas du Buon Governo. Si les septimontains eux-même dénoncèrent souvent le despotisme des souverains sardes, on retiendra plutôt que le régime entendait maintenir l'ordre et l'intégrité avec la plus grande sévérité. Une grande place fut accordée au clergé, toute association en dehors de l'église était proscrite, et l'on vit les antiques confréries (Saint-Alex, Saint Clair et Quatre Couronnés) reprendre du service au sein de la paroisse. Les septimontains n'eurent à subir sous le régime sarde aucune inquiétude policière. Cette population dont une bonne part vivait aux rythmes de l'émigration saisonnière eut, en revanche, beaucoup à souffrir des lourdeurs de l'administration, en ce qui concerne particulièrement la délivrance de passeports. D'un point de vue politique, l'époque fut marqué par l'existence d'une société de type carbonari qui, sous couvert d'une société d'amusement, dénonçait la politique des souverains sardes: il s'agit de la Pipe-Gogue. L'octroi du Statut Fondamental de Charles Albert en 1848 mit fin à ses réunions et donna un élan considérable à la vie associative : ainsi vit le jour la Société des Maçons réformée et laïcisé en 1850, association qui se dotera bientôt d'une authentique et indépendante caisse mutuelle.
A peine l'économie traditionnelle commence-t-elle à décliner, qu'arrivent dans le pays les premiers voyageurs. Au voyage itinérant, selon une vielle coutume aristocratique, ils préfèrent de plus en plus nombreux la villégiature, propre à la découverte du milieu naturel. La vallée du Giffre est marquée dès 1860 par l'arrivée et l'installation chaque été d'une petite colonie d'aristocrates victoriens menée par Sir Alfred Wills, avocat à la cour d'Angleterre. Amoureux des Alpes, fondateurs de l'alpinisme moderne (Wills n'est-il pas fondateur du Club Alpin Anglais ?), ils s'élancent dans la conquête systématique de tous les sommets du massif (Buet, Ruan, Tenneverge) et développent une partique de la montagne sportive et très engagée. Leur venue bouscule considérablement les habitudes. L'ancienne cité des tailleurs de pierre de Savoie devient en quelques années un centre alpin de rayonnement international, et l'on voit des maçons se reconvertir en guides de montagne ! A la fin du XIXe siècle, un chemin de fer desservira la vallée du Giffre au départ de Genève et Annemasse.
Très Belle époque
Le début du XXe siècle septimontain fut marqué par des grandes réjouissances, mais aussi par de formidables tensions. Les temps et les mœurs ayant bien changé en l'espace d'un siècle, la société montagnarde a vu l'essor d'un parti républicain extrêmement actif, défendant vigoureusement les principes de laïcité. À Samoëns, la crise de séparation de l'Église et de l'État prend une tournure particulièrement polémique, et l'antique Société des Maçons délaisse un peu sa vocation corporative pour rassembler tous les défenseurs locaux de la laïcité.
L'époque est dominée par la figure de Marie-Louise Jaÿ, une enfant du pays "montée" à Paris pour fonder La Samaritaine avec son époux Ernest Cognacq. Devenue miliardaire, elle décida en 1904 de doter sa commune natale d'un outil pour son développement touristique. Ainsi nait le projet du Jardin botanique Alpin, qui prendra place sur une élévation du terrain dominant le chef-lieu. Création de l'architecte paysagiste Louis Jules Allemand, la jardin de la Jaÿsinia fit le bonheur des gens aisés et instruits prenant villégiature à Samoëns à la Belle époque. Le jardin est inauguré avec faste en septembre 1906. Il est placé sous la direction du Muséum National d'Histoire Naturelle (le Jardin des Plantes, à Paris) quelques décennies plus tard.
Samoëns aujourd'hui
Samoëns est la seule station de sports d'hiver a pouvoir s'enorgueillir d'être patrie des tailleurs de pierre. En effet, depuis toujours, l'irréductible Samoëns résiste fièrement au développement des grands projets touristiques sur ses terres et protège amoureusement les spécificités qui lui ont donné ses lettres de noblesse.
source : Wikipedia

Sites sur Samoëns

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