Carmaux, 81400
Bienvenue à Carmaux, commune française située dans le département Tarn et la région Midi-Pyrénées.Vous trouverez ici quelques infos sur la commune et notre sélection de sites sur Carmaux.
     
 
 

Carmaux en bref

Département : Tarn
Code postal : 81400
Population : 0 habitants
Région : Midi-Pyrénées
Arrondissement : Albi
Canton : Canton non précisé

Histoire de Carmaux

La fondation de Carmaux, selon toute vraisemblance, remonte au Xème siècle.Le noyau de la population s'est formé probablement sur la rive gauche, avec trois quartiers principaux : le pont vieux et la vieille mairie, le Rajol, et le faubourg de la Tour avec le moulin du Cérou. Dès 1229, la forteresse de Carmaux est un fief militaire de la baronnie de Monestiès; il relève des évêques d'Albi. A cette époque, le charbon n'est pas encore la principale ressource du lieu : on y tisse surtout le chanvre, récolté sur les rives du Cérou dans ce qu'on appelle "lous cambous".
Dans les dénombrements du XVIème siècle, on relève notamment les HEBRARD, avec le titre de seigneurs de Carmoulx. Le premier blason de Carmaux, composé d'azur à trois rochers, posés 2 et 1, indique que le titre est repris ensuite par la famille de CIRON.
J.-B. de CIRON, conseiller puis président du Parlement de Toulouse, de 1674 à 1724, porte ainsi le titre de marquis de Carmaux et de Saint-Benoît. Cependant, en 1723, le mariage d'une des ses filles, avec François-Paul de SOLAGES fait entrer la terre de Carmaux, estimée alors à 250 000 livres, dans la maison de SOLAGES. A la génération suivante, Antoine-Paulin de Solages est marquis de Carmaux. Sa descendance masculine s'éteindra avec son petit-fils. Parmi ses enfants, il avait eu une fille, Pauline de Solages qui avait épousé en 1759 Jean-Antoine de Barrau, d'où descendance dans la maison de BARRAU.
Sous le premier Empire, Carmaux n'est encore qu'un village, les seuls travaux importants étant financés par l'Etat.
Il faut attendre 1832, et le mandat municipal de M.PALIES, pour qu'un premier plan d'alignement de la ville soit adopté. Le 7 mai 1837, M. CARME, conducteur de navigation, présente un plan à l'assemblée communale. En voici les grandes lignes.
Quartier du vieux Carmaux : la largeur des rues est portée à 6 mètres. Un foirail de forme octogonale communiquera à l'est avec la place de la mairie par l'ouverture d'une rue, et à l'ouest avec la Route Royale (route nationale 88); c'est l'actuel coin Dulac. La place de la mairie aura 46 mètres 50 de long sur 30 mètres de large. La place du Gueyt sera un octogone régulier de 34 mètres de largeur. Quartier de la Tour : la largeur des rues sera portée à 8 mètres et la place Ste Marie (de la Tour) sera un rectangle de 52 mètres de long sur 45 mètres de large. Quartier de la promenade : création d'une route "nationale" de grande communication reliant Gaillac au Port de la Besse (actuelle Avenue Jean-Jaurès).
Le plan est approuvé par le Roi le 03 février 1839. Dès cette date, Carmaux ne va cesser de s'agrandir et de se moderniser. Cette métamorphose s'explique surtout par l'extension de l'industrie charbonnière et le souhait de la Compagnie des Mines de n'embaucher que des personnes résidant à moins de 5 km de leur lieu de travail.
Les animations sont nombreuses, outre la fête paroissiale de la Saint-Privat et la fête des mineurs de la Sainte-Barbe : la ville compte, en 1914, de multiples associations sportives et musicales. Mais s' il est un événement qui a marqué les Carmausins de la "Belle Epoque", c'est sans doute la réunion aéronautique de 1911 : ils purent admirer l'aviateur Sadi Lecointe et sa machine volante... et surtout les voir s'écraser à deux reprises !
L'entre-deux-guerres est une période de transition pour Carmaux : la ville s'agrandit peu mais elle s'embellit. Deux parcs d'agrément, celui du Pré-Grand et celui de la Sérinié, sont réalisés respectivement par la Société des Mines et par la municipalité. De nouveaux boulevards sont tracés et la Fée Electricité arrive en ville. En 1923, puis en 1937, Carmaux rend hommage à son député Jean Jaurès, assassiné en 1914. Un ensemble statutaire de G. Pech est érigé sur sa place centrale, puis un buste du grand tribun, réalisé par DUCUING, est inauguré dans le parc de la Sérinié.
En 1932, les Carmausins peuvent admirer la fontaine du Coin Dulac et sa surface murale de 200 m2 ; elle porte la devise de "miscuit utile dulci", c'est-à-dire : "elle joint l'utile à l'agréable". En 1933, Jules PENDARIES expose au Salon des Beaux-Arts "Le Repos du Mineur", dont le modelage est exposé à la salle Pendariès du Centre Culturel. Le monument aux morts de la Grande Guerre est inauguré en 1935; l'ouvrage, d'une hauteur de 25 mètres, domine le parc Jean-Jaurès.
Vers 1960, l'industrie charbonnière entre en France dans une lente mais irrésistible récession. A Carmaux, tous les puits d'extraction ferment successivement : Grillatié, Sainte-Marie puis Cagnac, et enfin Tronquié. En 1983, les Carmausins se voient contraints d'utiliser, pour leur chauffage, non plus du gaz de houille mais du gaz naturel importé de Lacq (Pyrénées-Atlantiques). Ces "années noires"sont également marquées par le plastiquage de la statue de JAURES en 1981.
n projet d'extraction du charbon à ciel ouvert est lancé en 1975 : ce sera "la grande découverte" opérationnelle en 1984, qui va redonner un regain d'espoir au bassin minier. Cependant la cité est consciente que son avenir réside désormais dans la diversification de ses activités, et non plus dans la monoindustrie du charbon.
En 1992, lors de l'inauguration du Centre culturel Jean-Baptiste Calvignac, l'allocution du Président de la République, François Mitterrand, dépeint ainsi ces femmes et ces hommes de Carmaux : "Vous êtes un symbole, j'aime la continuité, vous êtes la continuité, j'aime l'idéal concret, vous êtes incarnation d'un idéal, fidélité à cette terre, à ce qu'elle produit, fidélité aussi au changement nécessaire...".
Accepter et même anticiper le changement, sans rien renier de ce qu'ils ont été, tel est le défi de ces hommes et femmes de Carmaux.
source : Wikipedia

Carte de Carmaux

 
 
 
 
 
 
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