Suriauville, 88140
Bienvenue à Suriauville, commune française de 182 habitants située dans le département Vosges et la région Lorraine.Vous trouverez ici quelques infos sur la commune et notre sélection de sites sur Suriauville.
     
 
 

Suriauville en bref

Département : Vosges
Code postal : 88140
Population : 182 habitants
Région : Lorraine
Arrondissement : Neufchâteau
Canton : Bulgnéville

Histoire de Suriauville

Création de la ville
Le village a été créé en 1255 par Huars de Beauffremont, seigneur de Bulgnéville, sur le flanc d’une colline orientée sud-est. Il se trouvait à proximité d’un autre village, plus ancien, nommé Agéville (ou Hagéville). On en trouve mention, sous le nom d’Hadianavilla et Hagianavilla, en 875, dans la charte de Louis de Germanie et de Metz. Il dépendait de l’abbaye de Sainte Glossinde de Metz. Il était situé au croisement de la voie nord-sud Corre-Soulosse et du chemin est-ouest Suriauville-Lignéville, et comportait une église paroissiale dédiée à saint Blaise, qu’utilisèrent les habitants de Suriauville.
Charte de 1255 : Fondation de la ville de Seurauville Par Thiébaut, comte de Bar, Huars de Beauffremont, Jean de Mandres, Wauterin et Hanrion.
Je, Huars de Beauffremont, sire de Bulleneigneville, et je Hans de Mandres, et je Wauterins, et je Hanrions, faisons savoir à tous ceux que ces lettres verront et ouïront, que nous et Thiébaut, nobles hers cueus de Bar, avons fondé et faite une ville ensemble, en un finage duquel nous i avons mis ce que nous i aviens et nostre home ; et li cueus de Bar ce que il i avait et ses home, et est appelé Seurauville.
En ceste ville, je Huars ai le quart en toute proagel, et li cuens le quart et Wauterins et Hanrions le quart.
Et est assavoir que noz ne nostre oir ne paons avoir nulle auxssance en ceste ville par douer ne par pères, ne par contes, ne par achaie que devant, biz cueus de Bar n’ait le quart por la sienne part de la coustange prenant. Se nians coustoit et se nos entriens en tenir nulle, d’aucunes choses riens ne vaudroit et seront defaitte par le devis de cette chartre ; et revenait en commun, on ne porait retenir nul des homes au comte de Bar, en ceste ville ne de ses fiez, ne des nostres homes, ne de nos fiez. Et por que ce soit ferme chose et estauble avons nos fait saeller les lettres dou sael nostre père en Deu, Gillon évesque de Toul, en témoignage de vérité.
Ce fut fait l’an de grâce mil dous cinquante cinc au mois d’octembre.
Moyen-âge
Plus tard, Suriauville dépendit du bailli royal de Bourmont, mais les bénéficiaires des dîmes étaient l’abbesse des Dames de Sainte Glossinde de Metz pour un tiers, Madame la Comtesse de Curel pour un quart, le Marquis de Salles pour 1/8, le Chapelain de la chapelle de la Petite Frêne pour 1/8 et le curé pour 1/6, celui-ci ayant toute la petite dîme.
La place forte la plus proche de Suriauville était Bulgnéville, qui possédait une forteresse et qui s’était développée grâce à ses foires. Mais Bulgnéville est célèbre dans cette période pour la bataille de Bulgnéville, le 2 juillet 1431 ; cette bataille opposa les troupes franco-lorraines aux Anglo-Bourguignons pour la succession du trône du duché de Lorraine, bataille perdue par les Lorrains.
XVIe siècle
La seigneurie de Suriauville appartint ensuite aux seigneurs de Bulgnéville et de Roncourt. Dans une requête du 21 mars 1578, les habitants de Suriauville demandent à être exempts de la contribution de bois destiné à chauffer les soldats de La Mothe. En effet, la puissante forteresse lorraine défendait tout le pays, il fallait bien contribuer à son entretien ; et Suriauville était bien pourvu en forêt !
XVIIe siècle
La Lorraine était encore indépendante au début du XVIIe siècle, sous l’autorité du duc Charles IV de Lorraine, mais elle faisait beaucoup d’envieux, à commencer par la France avec Richelieu. Les sièges héroïques de 1634 et 1642 mirent à mal la forteresse de La Mothe, et celle-ci succomba en juillet 1645 : c’en était fini de l’indépendance ! Contrairement au traité signé, Mazarin ordonna la destruction complète de la ville (qui avait compté jusqu’à 3000 habitants), et ses habitants se dispersèrent dans les villages environnants. Il fallut attendre 1766 et la mort de Stanislas pour que la Lorraine devienne définitivement française, il y a deux siècles et demi seulement !
1645 correspond aussi avec la guerre de Trente Ans (1628-1658) qui fit tant de ravages en Lorraine. Et Agéville, le village voisin, fut précisément rayé de la carte (« ruiné », dit le Pouillé de Toul en 1749) vers 1634 par les Suédois. La chapelle Saint-Blaise d’Agéville fut rasée ; les habitants de Suriauville se retrouvèrent donc sans lieu de culte et la construction d’une église à Suriauville fut entreprise. Dans le Pouillé de Toul de 1711, on dit : « on a bâti une église à Suriauville pour la commodité des paroissiens qui étaient obligés d’aller à Hagéville ». Il est possible qu’il y ait eu auparavant, à Suriauville, une chapelle dédiée à Notre-Dame, mais nous n’en avons pas trouvé confirmation. Les registres paroissiaux de Suriauville démarrent en 1686.
La Révolution
Les Cahiers de doléances sont des registres où l'on notait les vœux ou plaintes des citoyens, et qui étaient destinés aux représentants du peuple. Les Cahiers de doléances de Suriauville, rédigés en 1789, sont particulièrement éloquents, et représentatifs quant aux préoccupations des Français de la campagne en cette fin du XVIIIe siécle.
XIXe siècle
Après la Révolution, les guerres du Consulat et de l’Empire déciment une partie de la jeunesse. Suriauville, comme les autres villes du département, participe activement à l’effort de guerre ; le département des Vosges étant le premier à payer ses contributions, son nom est donné à la place Royale de Paris en 1800 (26 fructidor an VIII): la place des Vosges.
Le village de Suriauville prospère au XIXe siècle, sa vocation agricole se confirme : au milieu du siècle, Suriauville a près de 600 habitants. Une grande partie travaille aux champs, et il existe de nombreux artisans ou métiers aujourd’hui disparus : repasseuse, forgeron, dinandier, etc.… La guerre de 1870 voit les Prussiens passer ici, les anciens en parlaient des années plus tard avec effroi !
XXe siècle
Des changements importants se profilent, aussi bien dans les paysages que dans les activités du village. Ainsi, à proximité, les eaux de Contrexéville attirent beaucoup de « curistes » et, surtout, une usine d’embouteillage est construite, qui emploiera beaucoup d’ouvriers, tout comme celle de Vittel. Suriauville devient peu à peu un village ouvrier, en parallèle avec sa vocation agricole qui ne se dément pas.
La guerre de 1914-18 fait beaucoup de ravages dans la population : 22 jeunes hommes y laissent la vie, ce qui est considérable pour un village de 300 âmes ! Les hôtels de Contrexéville sont transformés en hôpitaux, les femmes sont aux champs, on survit. À la fin de la guerre, en 1920, on inaugure le monument aux morts où sont gravés les noms des disparus. Des familles entières sont décimées, on compte beaucoup d’orphelins, mais la vie reprend. Jusqu’à la guerre 1939-1945 qui voit cette fois Suriauville perdre ses forces vives, emmenées en Allemagne comme Prisonniers de guerre ; cinq longues années de captivité qui laisseront beaucoup de traumatismes (les derniers prisonniers sont rentrés en septembre 1945). Un seul enfant de Suriauville perdra la vie lors de cette guerre. Si les Allemands sont présents pendant toutes ces années, la résistance ne s’en fait pas moins vive pour autant, les maquis – comme celui de Grandrupt - les harcelant de plus en plus en 1943 et 44. Le 11 août 1944, un avion de chasse américain, piloté par le lieutenant Franck Michela, du 355e Ftr Sqn, est abattu au-dessus de Suriauville, dans le bois des Noves. La Libération de Suriauville est effectuée par la Division Leclerc, le 11 septembre 1944 ; et le général Leclerc passe la nuit au village, au café Desgranges, face à l’école.
La seconde moitié du siècle voit l’agriculture continuer son déclin, puisqu’il ne reste que dix exploitations à la fin des années 1990, l’essentiel des travailleurs exerçant à l’extérieur. Et le village, descendu au-dessous de 180 habitants, a entrepris de faire remonter sa population, grâce à quelques constructions et futurs lotissements. Ce qui ne permettra pas pour autant de rouvrir l’école communale, fermée dans les années 1980, faute d’effectifs.
source : Wikipedia

Carte de Suriauville

 
 
 
 
 
 
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