Saint-Martin-Cantalès en bref
Département : CantalCode postal : 15140
Population : 201 habitants
Région : Auvergne
Arrondissement : Mauriac
Canton : Pleaux
Histoire de Saint-Martin-Cantalès
L'église St Martin est le témoin et le fruit d'une période de calme et de prospérité qui au XI° siècle voit la population se grouper dans le bourg actuel. Les luttes incessantes et meurtrières entre les seigneurs locaux disparaissent grâce aux croisades qui exportent au loin les énergies destructrices, en même temps le joug à bœufs, l'araire et la technique des moulins à eau apparaissent et apportent aux cultures des rendements multipliés par 2 ou 3, les famines disparaissent, la mortalité diminue, la population s'acroît. Le clergé, en l'absence des seigneurs, prend une place prépondérante et contribue à un adoucissement des mœurs.La Parochia Saint Martinuï est occupée par les anglais durant la guerre de Cent Ans (1338-1458). Ils construisent plusieurs maisons à Chablat et Espont. Le pont noyé du Rouffet est certainement leur œuvre.
Saint Martin Montchantalez possession royale : La reine Catherine de Médicis (1519-1589) qui a gouverné la France pendant plus de quarante ans et sous quatre royautés (Henri II, François II, Charles IX et Henri III) hérite de sa mère Madeleine de la Tour d'Auvergne épouse de Laurent de Médicis les terres de Saint-Martin de Montchantalez partie de la Baronnie de La Tour. Elle les cède deux ans avant sa mort à son cousin François de Chabanes qui les transmet à ses descendants lesquels ne s'en déferont qu'en 1765 pour investir à Saint-Domingue.
Sous la Révolution française, la commune prend le nom de Gilbert Cantalès. Le clocher est détruit et les cloches fondues sur ordre de l'assemblée des représentants. Le curé Salin qui avait prêté serment doit, sous la pression de ses ouailles, demander son déplacement.
Après la révolution la commune prend le nom de Saint Martin Cantaleix.
Avant le second empire la commune n'a pas de route vers Pleaux. En 1851 (date du plébiscite portant Louis Napoléon Bonaparte au pouvoir) des études sont entreprises pour réunir Saint Martin à ce chef-lieu. Les palabres pour le choix du tracé durent 10 ans à cause essentiellement de l'opposition de St Christophe. Finalement en 1861 un pont est jeté sur la Maronne au lieu-dit Crozat grâce au propriétaire du lieu qui fournit le terrain et le bois pour la construction du pont.
source : Wikipedia