Minzier, 74270
Bienvenue à Minzier, commune française située dans le département Haute-Savoie et la région Rhône-Alpes.Vous trouverez ici quelques infos sur la commune et notre sélection de sites sur Minzier.
     
 
 

Minzier en bref

Département : Haute-Savoie
Code postal : 74270
Population : 0 habitants
Région : Rhône-Alpes
Arrondissement : Saint-Julien-en-Genevois
Canton : Frangy

Histoire de Minzier

Minzier fut jadis proche d'un pélerinage qui tomba en désuétude.
Les treize communes du canton de Saint-Julien furent favorables à l'annexion à la Suisse par l'idée d'un traité soutenu par l'Angleterre mais cela ne se fit pas... d'où un vote favorable à l'annexion de ces communes sardes à la France en 1860 avec un "oui" clair mais incluant l'idée de zone franche permettant des échanges commerciaux avec la Suisse toute proche.
Pendant la seconde Guerre mondiale, la commune compta de nombreux fidèles au Maréchal Pétain, jusqu’à l'invasion de la zone sud. Ainsi, au fil du temps, les quelques effectifs de résistants peu mobreux à Minzier, grossirent par le fait du refus massif au STO en Haute-Savoie, avec moins de quatre cent présents pour plus de trois mille requis.
Avant cette période le prétre local, arrivé en I94I, était persuadé que le déclin d'un pélerinage local était de la faute des athés, des communistes, franç-macons et juifs, et de la gauche en général. Soutenu par une majorité municipale conservatrice(comme partout en France,le maire, non élu, était nommé par Vichy) et était hostile à la mixité scolaire ainsi qu'à l'école lâïque. Par principe, il soutint efficacement une école libre catholique alors repliée à Minzier tout en obligeant l'institutrice laïque, arrivée en I942, à faire baptiser ses enfants à l'église catholique du village. Mais personne alors n'était conscient que les nazis faisaient la disctinction entre les juifs à déporter et les autres enfants en possession d'un certificat de baptéme dont l'obtention était interdite par l'évéque lorsqu'il s'agissait d'enfants juifs et certains prêtres passaient outre... Il y eu donc une coexistence "tendue" mais "sans débordements de part et d'autres" entre deux écoles de filles, l'une laïque, l'autre catholique, tout étant fait pour décourager les institutrices laiques, alors que les instituteurs de l'école des garçons n'avaient pas forcément une vocation pédagogique et étaient souvent absents...
Le village compta plusieurs réseaux de résistants qui s'ignoraient mutuellement; l'un d'entre eux, en relation directe avec Londres et dirigé par le docteur Bonnier, en liaison avec les anciens militaires de "l'armée secréte"( AS) qui avaient refusé les termes de l'Armistice pourtant demandée personnelement par le Maréchal Pétain (redition et désarmement sans combats des troupes engagées dans la guerre en 1939). Ce réseau d'information militaire acheminait aussi des fugitifs, des armes parachutées, ainsi que des pièces d'or pour que la résistance puisse subvenir à son alimentation par le biais de l'institutrice laïque.
Ainsi, les soirs d'absence de l'instituteur (qui pourtant appartenait à un autre réseau de la résistance et ignorant celui de sa collègue), le toit de l'école laïque de Minzier servait de repère aux avions alliés pour se guider dans les opérations des parachutages sur le site des Glières et cela grâce à une lampe de poche. La résistance locale participa à l'organisation de filières pour faciliter le passage en Suisse des prisonniers de guerre évadés... En dépit d'un appui légaliste massif favorable au Maréchal Pétain, jusqu’à l'occupation de la Haute-Savoie par les armées allemandes, des anciens des jeunesses ouvrières agricoles catholiques animaient efficacement d'autres réseaux clandestins de la résistance; certains habitants de la commune parlaient allemands, d'autres étaient francs-maçons et appartenaient à différentes loges maçonniques comme celle des Amis de l'humanité du Grand-Orient(1937), ou bien celle de la loge "Allobrogie" (1943) et qui était en même temps un réseau de résistants et dont les membres furent déportés.
La seule lettre de délation connue visait l'institutrice laïque et fut le fait d'une autre institutrice laïque d'une autre commune. Un autre personnage marquant de la commune, le facteur était lui un fervent adepte du Maréchal Pétain.
Par ailleurs, des armes furent cachées sous les estrades des classes laïques des écoles des garçons et plus spécialement des filles ainsi que dans le maître-hôtel de l'église ainsi que sous l'estrade.
En dépit des fortes tensions "en sous main" avec les écoles laïques, les religieuses aidérent des jeunes filles juives à passer en Suisse ainsi que, plus tard, également des filles de miliciens...
Les résistants s'alliérent contre les S.S tout en épargnant les soldats allemands prisonniers, sauf quelques cas particuliers opérés par des maquisards étrangers à la région. Inévitablement, il y eu ici comme ailleurs, quelques réglements de compte ou attentats de droit commun davantage pour des motifs de querelles de voisinage que pour motifs réellement politiques ou de collaboration effective. La milice étant devenue massivement discréditée, avait peu de membres locaux. A la Libération, la paix revenue, la majorité municipale conservatrice depuis un siècle fit place à diverses minorités de gauche...
Plus récemment, l'architecte Pascal Hausermann prévoyait de réaliser un "village de soucoupes volantes" à Minzier, mais faute de financements, il n'en fit qu'un unique exemplaire.
Actuellement comme partout en Haute-Savoie, les effectifs ouvriers et paysans ont connu un fort déclin, et la création de résidences secondaires et d'emplois frontaliers à Genève ont transformé les habitudes et les moeurs rurales d'Antant : l'église se vide de ses fidèles, et l'école communale est devenue intercommunale.
Enfin deux curiosités à noter : le monument au morts I914-1918 ainsi que la statue de Jeanne d'Arc qui mérite un historique.
source : Wikipedia

Carte de Minzier

 
 
 
 
 
 
  Communes françaises
 
 
  Autres communes du canton
 
 
  Communes proches
 
 
  Départements français
01.Ain.  02.Aisne.  03.Allier.  04.Alpes-de-Haute-Provence.  05.Hautes-Alpes.  06.Alpes-Maritimes.  07.Ardèche.  08.Ardennes.  09.Ariège.  10.Aube.  11.Aude.  12.Aveyron.  13.Bouches-du-Rhône.  14.Calvados.  15.Cantal.  16.Charente.  17.Charente-Maritime.  18.Cher.  19.Corrèze.  21.Côte-d'Or.  22.Côtes-d'Armor.  23.Creuse.  24.Dordogne.  25.Doubs.  26.Drôme.  27.Eure.  28.Eure-et-Loir.  29.Finistère.  2a.Corse du Sud.  2b.Haute-Corse.  30.Gard.  31.Haute-Garonne.  32.Gers.  33.Gironde.  34.Hérault.  35.Ille-et-Vilaine.  36.Indre.  37.Indre-et-Loire.  38.Isère.  39.Jura.  40.Landes.  41.Loir-et-Cher.  42.Loire.  43.Haute-Loire.  44.Loire-Atlantique.  45.Loiret.  46.Lot.  47.Lot-et-Garonne.  48.Lozère.  49.Maine-et-Loire.  50.Manche.  51.Marne.  52.Haute-Marne.  53.Mayenne.  54.Meurthe-et-Moselle.  55.Meuse.  56.Morbihan.  57.Moselle.  58.Nièvre.  59.Nord.  60.Oise.  61.Orne.  62.Pas-de-Calais.  63.Puy-de-Dôme.  64.Pyrénées-Atlantiques.  65.Hautes-Pyrénées.  66.Pyrénées-Orientales.  67.Bas-Rhin.  68.Haut-Rhin.  69.Rhône.  70.Haute-Saône.  71.Saône-et-Loire.  72.Sarthe.  73.Savoie.  74.Haute-Savoie.  75.Seine.  76.Seine-Maritime.  77.Seine-et-Marne.  78.Yvelines.  79.Deux-Sèvres.  80.Somme.  81.Tarn.  82.Tarn-et-Garonne.  83.Var.  84.Vaucluse.  85.Vendée.  86.Vienne.  87.Haute-Vienne.  88.Vosges.  89.Yonne.  90.Territoire de Belfort.  91.Essone.  92.Hauts-de-Seine.  93.Seine-Saint-Denis.  94.Val-de-Marne.  95.Val-d'Oise.