Saint-Gervais-les-Bains, 74170
Bienvenue à Saint-Gervais-les-Bains, commune française située dans le département Haute-Savoie et la région Rhône-Alpes.Vous trouverez ici quelques infos sur la commune et notre sélection de sites sur Saint-Gervais-les-Bains.
     
 
 

Saint-Gervais-les-Bains en bref

Département : Haute-Savoie
Code postal : 74170
Population : 0 habitants
Région : Rhône-Alpes
Arrondissement : Bonneville
Canton : Saint-Gervais-les-Bains

Histoire de Saint-Gervais-les-Bains

L'antiquité
Le Val Montjoie a été habité depuis très longtemps (plus de 4.000 ans).
On a en effet trouvé des outils de silex au dessus du Truc, qui doivent dater du néolithique récent (2000 à 3000 ans avant J.C.). L'analyse des pollens atteste la présence d'une agriculture céréalière entre 2700 et 2300 ans avant J.C.
Les Ceutrons
Les hautes vallées alpines (Montjoie, Val d'Arly, Tarentaise, Beaufortin Chamonix), étaient habitées par les Ceutrons, peuplades Celtes tardivement pacifiées par les Romains, qui ont ensuite arbitré les conflits avec leurs voisins Allobroges de la vallée de l'Arve en 74 après J.C. (Cf Borne de Larioz, à la Forclaz).
L'oppidum des Amerands
On trouve également des traces d'un oppidum aux Amerands dominant l'entrée Nord-ouest de la vallée, à proximité duquel on a observé quelques traces de pièces romaines (trésor de Robinson).
La vallée du Bon Nant a donc été, dès le premier siècle, un lieu de passage (col du Joly, col du Bonhomme, col de la Seigne), et de pâture.
Le moyen âge
Mandement de Montjoie
Le Val Montjoie devient administrativement le mandement de Montjoie qui comprend 63 "villae" pour cette châtellenie en 1377.
Les Paroisses
La vallée regroupe deux grandes paroisses : Saint-Nicolas de Véroce au sud, et Saint-Gervais au nord, sans oublier une micro paroisse de création tardive de Notre Dame de la Gorge, dès le XIIème siècle.
Le Val Montjoie savoyard
En 1355 le Val Montjoie cesse d'être le bastion avancé du Faucigny et rejoint le comté de Savoie. La disparition de la frontière, laisse à l'abandon le château des Contamines. Le pouvoir, qui devient essentiellement économique, se replie sur Saint-Gervais (château de la Comtesse).
Essor rural
Dès le XIVe siècle, la vie rurale s'organise autour d'une douzaine de hameaux disséminés sur les deux versants Bionnasset, Bionnay, Le Champel, Montivon, La Gruvaz, Les Pratz, Orsin, la Planchette, la Cry, Cupelin, la Forêt. Le bourg n'est qu'un petit hameau parmi les autres.
La foire d'automne (1371)
Saint-Gervais participe à l'essor commercial de la fin du Moyen Âge et organise l'une des trois grandes foires importantes des Alpes du Nord, avec Martigny en Valais (1392) et Sembrancher en val d'Aoste (foire d'automne).
La montagne à vaches
L'élevage domine, mais contrairement aux idées reçues, la domination de l'élevage bovin ne s'affirme qu'au XVIIIe siècle. Auparavant, les ovins et les caprins dominaient le cheptel.
Les alpages
Suite aux albergements de 1287 et 1307, la communauté locale obtient de la comtesse Beatrix, la propriété des montagnes ou alpages. La gestion de ces propriété indivises ou communales permet un apprentissage précoce de la démocratie locale. Les montagnes de Voza et du Prarion, de Miage et de Tricot d'Hermance et du Mont d'Arbois sont communes à tous les hameaux qui se trouvaient à leurs pieds.
Châteaux et maisons fortes
La plupart des demeures nobles ont disparu et ne laissent percevoir que quelques petits morceaux de ruines comme le Châtelet, la tour de Bongain côté Neirey, le château de Menthon, côté La Villette. On a aussi les traces plus hypothétiques des châteaux du Rosay, de Cupelin et du Freney.
Hautetour
Cette maison forte a fait l'objet d'une étude archéologique à l'été 2006 par la société Archéodunum (Suisse). Il s'agit d'un édifice de la seconde moitié du XIIIe siècle, remanié à 7 reprises jusqu'au XVIIIe siècle.
La comtesse
C'est la mieux conservée et la plus récente des maisons fortes. Elle correspond au déplacement géographique du pouvoir politique dans la vallée et à la prospérité économique de Saint-Gervais au XIVe.
Baroque populaire
Fresques de l'église de Saint-Nicolas de Véroce (XVIIe siècle).
Les joyaux du baroque : XVIIe siècle et XVIIIe siècles
De cette période, date la construction des églises par les architectes du Val Sesia avec le soutien des quelques émigrés qui ont fait fortune comme Nicolas Revenaz des Pratz.
1698 : l'église de Saint-Gervais
Saint-Gervais est une église de type halle sans transept. Son clocher fut détruit par la foudre en 1792, reconstruit seulement en 1819, sous la restauration Sarde, par l'architecte Claude François Amoudruz de Samoëns. C'est un clocher aux "souples étagements et bulbes légèrement écrasés".
1729 : l'église de Saint-Nicolas de Véroce
L'église de Saint-Nicolas fut elle aussi reconstruite avec l'aide des émigrés et terminée en 1729. C'est un véritable petit musée du baroque populaire avec ses multiples aménagements au cours du XVIIIe siècle.
Les chapelles
La plupart des hameaux ont construit leur chapelle, petite église baroque miniature avec leur rétable comme celles des Plans, de Véroce, des Pratz et surtout celle des Chattrix.
Station thermale
1806 : découverte des sources thermales au Fayet. Développement des bains qui permettent à Saint-Gervais de participer à la grande vogue des bains au XIXe siècle. On dénombre 600 baigneurs dès 1824.
1892 : la catastrophe du 12 juillet 1892 stoppe brutalement cette prospérité. Une coulée de boue détruit le bâtiment et fait plus de 200 victimes.
À l'origine de cette catastrophe, une poche d'eau accumulée sous le glacier de Tête Rousse qui se rompt dans la nuit du 12 juillet 1892, emprunte la combe de Bionnasset, détruit en partie le village de Bionnay, avant de s'enfoncer dans la gorge du Bon Nant. L'établissement thermal qui se trouve au pied de la gorge est emporté par la force de la coulée de lave de boue et de rochers.
Depuis, les thermes se sont à nouveau développés et sont reconnus dans le milieu médical pour le traitement des maladies ORL et des grands brûlés, avec également une gamme de produits cosmétiques.
Le nombre de curistes ne cesse d'augmenter passant de 1 853 curistes dans les années 1973 à près de 5 000 curistes actuellement.
Mont-Blanc
Les précurseurs
Le Mont-Blanc culmine sur le territoire de la commune et le chemin le plus évident pour rejoindre cette cime passe par Saint-Gervais.
Dès 1784, des alpinistes dont Cuidet de Saint-Gervais ont failli réussir la première ascension du toit de l'Europe ; mais ils ont butté devant l'arête des bosses, deux ans avant la première chamoniarde de 1786.
1815 - 1820 : nouvel échec du Dr Hamel, conseiller du Tsar.
1808 : la première femme à accéder au Mont-Blanc, via Chamonix, est une Saint-Gervolaine d'origine : Marie Paradis.
1855 : ouverture de la voie royale. Les britanniques Hudson, Kennedy, Smythe arrivent au sommet du Mont-Blanc en venant de Saint-Gervais, mais en évitant l'arête des Bosses.
1859 : l'arête des Bosses est ouverte par le même Hudson. La voie royale est définitivement ouverte et, la même année, la cabane du Goûter a été construite pour servir de refuge aux alpinistes empruntant cette voie.
1864 : les guides du val Montjoie organisent la compagnie des guides de Saint-Gervais pour amener les alpinistes au Mont-Blanc par la voie saint-gervolaine. Mais c'est le train qui va confirmer la "voie royale" par Saint-Gervais.
1898 : arrivée du train. La société PLM amène le train à Saint-Gervais dans le bas de la commune, au Fayet. L'arrivée du train va faire de ce petit hameau, le deuxième centre de la commune.
1904 : le Tramway du Mont Blanc.
La voie royale d'accès au Mont-Blanc, point culminant de la commune et de l'Europe, a toujours alimenté l'imaginaire des techniciens du XIXe siècle qui ont souvent rêvé de faire monter leur machine jusqu'au sommet !
Le premier projet date de 1834.
À la fin du XIXe siècle, les projets se multiplient : comme le projet Issartier de 1895 tout en souterrain : train + ascenseur. Deux projets plus sérieux entrent en concurrence en 1899, en version chemin de fer complète. Le premier, soutenu par Vallot et Fabre, part des Houches favorise la vallée de Chamonix. Le second, est soutenu par Dupportal qui a le mérite d'avoir amené le train au Fayet. C'est un contre projet qui se présente en tramway et qui reste totalement à l'air libre. C'est ce projet saint gervolain qui l'emporte en 1904, et confirme la voie royale du Mont-Blanc par Saint-Gervais.
Le TMB
La gare du tramway du Mt-Blanc.
Treize kilomètres de voies du départ à 600 mètres jusqu'à 2 500 mètres pendant 1h15 de trajet à 15 km/h, pour découvrir tous les étages alpins, les différents massifs, les deux grandes vallées de Montjoie et Chamonix, passant du milieu urbain, à la forêt, aux prairies alpines, à la haute montagne.
Dès 1909, le col de Voza est atteint, puis Bellevue, le Mont Lachat, et le Nid d'Aigle en 1912. Mais le train n'ira jamais plus loin que ce terminus provisoire qui dure depuis 90 ans.
Palaces
Période florissante de Saint-Gervais qui atteint un renom international.
Les entrepreneurs locaux, souvent issus de l'émigration parisienne, construisent les grands hôtels de Saint-Gervais comme le Mont-Joly Palace, pour recevoir les invités de marque comme la duchesse d'Orléans, l’Aga Khan, le maréchal Joffre, la reine de Hollande, Jean-Pierre Blum, ou le créateur d'Arsène Lupin.
Ces grands hôtels vont marquer la station au début du XXe siècle : ce sont eux qui vont façonner le bourg avec les villas construites par cette clientèle bourgeoise et aristocratique du début de ce siècle. Ils vont décliner dans les années "trente".
Ski depuis 1930
Cette aventure commence avec la construction du téléphérique Saint-Gervais - Le Bettex en 1936 par la famille Viard, en même temps que l'arrivée d'un téléphérique à Bellevue côté Prarion, puis au Mont d'Arbois en 1937 permettant l'accès au domaine skiable du Mont d'Arbois.
Depuis, l'équipement des deux massifs Arbois et Prarion n'a cessé de se développer, pour devenir l'activité principale de cette station multicarte avec l'urbanisme correspondant : résidences secondaires et immeubles locatifs.
source : Wikipedia

Carte de Saint-Gervais-les-Bains

 
 
 
 
 
 
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