Beuvraignes, 80700
Bienvenue à Beuvraignes, commune française située dans le département Somme et la région Picardie.Vous trouverez ici quelques infos sur la commune et notre sélection de sites sur Beuvraignes.
     
 
 

Beuvraignes en bref

Département : Somme
Code postal : 80700
Population : 0 habitants
Région : Picardie
Arrondissement : Montdidier
Canton : Roye

Histoire de Beuvraignes

b) Repères historiques
Beverinae (1048), Bevrigne (1148), Buvrigne (1184), Buveringnes (1300), Buvregnes (1362), Buveraines (1564), Buvringe (1625), Buverainge (1666), Beuvreines (1743), Beuvraignes (1767)
Les différentes découvertes du XIXe siècle font remonter les origines de cette commune à l’époque gallo-romaine. Outre la découverte de fours de potiers, de pièces à l’effigie de Néron et de Posthume (257 après J-C), les habitants pouvaient encore admirer un menhir sur la place du village jusqu’en 1816. Ce territoire était à l’époque peuplé par les Veromandues, tribu gauloise d’origine belge, ils vivaient ans un environnement boisé et marécageux.
Il faut attendre le XIIe siècle pour retrouver la trace de Beuvraignes dans les archives de l’abbaye de Saint Eloi de Noyon. En effet, cet ordre catholique avait sous contrôle la commune, divisée en dix petits domaines. D’ailleurs, un hameau porte encore le nom de cette « main mise » : hameau de l’abbaye. Les moines gardent ce « contrôle » jusqu’au XVIIIe siècle. Néanmoins la population n’est pas constituée que de moines ou de personnes nobles, les paysans en forment l’essentiel. Ils travaillaient pour ces propriétaires.
La vie est dure à l’époque médiévale dans le nord de la France, entre les famines et les invasions (anglaises, bourguignonnes, espagnoles, guerres de religion, prussiennes, allemandes)
La Révolution française n’apporte pas de réconfort aux paysans. Ils sont attachés à l’Église et protègent 13 prêtres réfractaires entre 1792 et 1794, date à laquelle l’église est réquisitionnée et transformée en usine de poudre. Ils plaident pour le seigneur de Tilloloy, guillotiné sous la Terreur.
L’Empire et le XIXe siècle sont plus doux pour ce territoire : développement économique, récolte agricole abondante, construction du château des Loges (habitation du député de la Somme, le baron de Septenville en 1798), construction d’une perception (1800), embauche d’un instituteur et d’une institutrice (rare en milieu rural sous l’Empire), aménagement des trottoirs et de la place au centre du village (1816), construction d’une école/ mairie (1853), rénovation de l’église (1866), construction de la chapelle (1867), création de la ligne de chemin de fer entre Roye et Compiègne avec une gare dans le village (1879), inauguration d’une poste-télégraphe (21/04/1900), reconstruction d’une école mixte plus grande (1910/1914)…
La première guerre mondiale vient rompre cet élan, dès 1915 la commune de Beuvraignes sera rasée, réduite en cendre. En 1919 lorsque les premiers habitants reviennent, c’est un décor lunaire qu’ils découvrent. Il leur faudra plus de 10 ans pour retrouver un sol fertile, pour que les premiers arbres refleurissent. (En 2002, les agriculteurs ou les particuliers retrouvent encore des vestiges militaires d’une guerre terrible.) Au lendemain de la reconstruction (les bâtiments publics de briques rouge sang –1930), c’est «  la drôle de guerre » qui commence. La commune sous occupation nazie est classée en zone interdite. Beuvraignes subit la présence de deux camps de prisonniers, quelques habitants sont arrêtés par dénonciation, certains d’entre eux ne reviennent pas des camps de travail nazis.
Aujourd’hui, le patrimoine communal comprend une église, une chapelle, une école, « Les communs » ou « Usages »
(source : Beuvraignes et ses communes, comte Maxime de Sars, édité par Gilbert Dubois en 1974)
c) Repères démographiques, économiques et sociaux
Année 1698 1791 1846 1906 1936 1982 1990 1999 Total (hab.) 900 1325 1262 1101 820 606 610 696 (source : documentation INSEE d’Amiens, détails en annexes)
À la fin du XVIIIe siècle, les archives relèvent que la population se constitue de bûcherons, d’éleveurs, de nourrices (pour les enfants de Paris) et d’agriculteurs. Les habitants soudés par leur vie en autarcie, la religion, la misère, les invasions et les « Usages »*, participent moyennement à l’exode rural du XIXe siècle lié à la Révolution industrielle. (confer graphique ci-dessus, période de 1846 à 1906)
En effet le dynamisme économique de cette communauté (en 1900, on note une production de cidre, des fabricants de fromage, une carrière de chaux, une exploitation de sable, six moulins à vent, une fabrique de gants de peau à domicile pour les femmes, une fabrique de liqueur « La Mélina » dont le secret de fabrication sera perdu pendant la première guerre mondiale) et l’avantage que représentent les « Usages »* garantit aux habitants des revenus suffisants.
Il faut attendre les années 1980/1990 pour retrouver le dynamisme économique et démographie perdu à cause des deux premières guerres mondiales.
En effet lorsque l’on observe les statistiques de l’Institut national des statistiques économiques (INSEE –détails en annexes), on remarque une croissance de la population, quelque soit l’âge.
Les personnes étiquetées « actives » se sont installées sur la commune entre 1982 et 1999. Cela expliquerait que le nombre de personnes demandeuses d’emploi a baissé de 37,44%, passant de 23,04% de la population en 1982 à 12, 8% en 1999.
Dans les années 80, la commune compte 2 garagistes, 1 maréchal ferrant, 2 boulangers, 1 coiffeur, 1 horticulteur, 2 charcutiers, 1 boucher, 2 épiciers, 4 cafetiers, 1 gérant de camping, 1 transporteur, 1 entrepreneur de travaux agricoles, 1 chef d’entreprise (usine de fibre de verre), 2 menuisiers, 3 matelassiers …la gare a fermé dans les années 70, la ligne de chemin de fer a été démontée.
Je remarque qu’en 1982 cinquante femmes de la commune n’étaient ni actives, ni demandeuses d’emploi. Or, en 1999, elles sont comptabilisées. Je suppose que lors du premier recensement les mères au foyer, les femmes d’artisans, de commerçants et d’agriculteurs ne rentraient dans aucune « case ». Je pense qu’il y avait là un manque de reconnaissance pour leur activité.
En 20 ans le village a perdu beaucoup de commerces mais reste encore économiquement, démographiquement et socialement dynamique.
Actuellement, l’économie de la commune se constitue d’un boulanger, d’un horticulteur, de deux plombiers, d’un matelassier, d’un chef d’entreprise (usine de fibre de verre), d’un gérant en stockage, d’un entrepreneur en fabrication de tee-shirt, d’un entrepreneur en métallurgie, d’un entrepreneur en informatique et d’un transporteur.
L’augmentation des résidences principales démontre l’augmentation de la population, cependant le nombre de personnes travaillant sur la commune est en constante diminution. Il était de 114 personnes sur 226 actifs en 1982 contre 64 personnes sur 269 actifs en 1999.
L’agrandissement et la modernisation des équipements de l’école maternelle et primaire, le développement des activités de loisirs para et périscolaire (contrat « temps libre ») et le dynamisme des associations donnent à cette communes la mesure de ses ambitions…
source : Wikipedia

Carte de Beuvraignes

 
 
 
 
 
 
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