Asquins, 89450
Bienvenue à Asquins, commune française située dans le département Yonne et la région Bourgogne.Vous trouverez ici quelques infos sur la commune et notre sélection de sites sur Asquins.
     
 
 

Asquins en bref

Département : Yonne
Code postal : 89450
Population : 0 habitants
Région : Bourgogne
Arrondissement : Avallon
Canton : Vézelay

Histoire de Asquins

Cité au XIIe : Esconiurn. La terre d'Asquins appartint dès l'origine (IXe) à l'abbaye de Vézelay, qui y exerçait également le pouvoir spirituel. Fut longtemps un des principaux points de départ pour le grand pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. Siège et prise du village par les ligueurs, commandés par le duc de Nevers, en 1589. L'église Saint-Jacques est classée au Patrimoine mondial de l'UNESCO, dans le cadre des Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle. ASQUINS, deux mille ans d'histoire.
Au nord de Vézelay, le plateau calcaire boisé s'échancre au val des Fontenottes. D'importantes sources marquent le débouché de ce vallon sur la Cure. Leur présence justifie l'établissement d'une bourgade celtique puis romanisée dont des traces ont été repérées à la fin du XIXe siècle. La voie romaine venue des Ferrières aboutissait au niveau du pont actuel sur des gués et des embarcadères. Un culte des eaux parait avoir existé en marge des captages romains.
La christianisation du site est lié à saint Martin qui fonda (ou fit fonder) une chapelle tandis qu'une des sources prenait le nom de source Saint-Martin. À la même époque, un autre site existait en amont de l'actuel Gué Pavé, sur une terrasse alluviale. Le village de Vergigny figure encore dans les actes de fondation de Vézelay par Girart et Berthe. Il semble avoir souffert des différentes invasions du IXe siècle et définitivement disparu au XIe siècle, peut-être rasé par les troupes champenoises ravageant les terres auxerroises. Un cimetière mérovingien situé sur le coteau proche fut repéré au début du XVIIe siècle et fouillé vers 1905. Le climat de « Champ des Cercueils» était un indice parlant, témoignant de l'existence de ces centaines de sépultures en coffres de pierre, voire en sarcophages.
À Asquins même, le culte de saint Martin fut supplanté par celui de saint Jacques à une date inconnue, mais fort probablement au début du XIe siècle siècle lors de la fondation de l'église actuelle sur le « moûtier ». Ce promontoire rocheux dominant la Cure tire son nom de la présence monastique. Asquins est en effet alors une dépendance directe de Vézelay. Jusqu'au XVIe siècle siècle, ce furent des chapelains de l'abbaye qui assurèrent le culte, tandis que le temporel était géré dans le cadre de la « pôté » monastique. Le four banal a laissé son nom à une rue; la grange aux dîmes se remarque toujours au pied du moûtier ; la ferme fortifiée sise entre la Cure et la Grand'rue, fut reconstruite au XVe siècle sur un réseau de caves anciennes et de souterrains. Quant aux droits seigneuriaux âprement disputés lors des insurrections communales de Vézelay, ils s'appliquaient aussi à Asquins : droit de pressoir, de cordes pour descendre en cave les barriques, « banalité» de la pêche en Cure…
La sécularisation de l'abbaye, le remplacement des moines par des chanoines, en 1538, ne dut pas chagriner les Asquinois. Ils en profitèrent pour réclamer à François Ier le droit de se clore, et les tout jeunes remparts jouèrent leur modeste rôle dans les événements de 1569 et le siège mis par les catholiques sous les murs de Vézelay. Dans le même temps le village voyait péricliter les pèlerinages qui lui avaient bénéficié jusqu'alors. Pèlerinage de Ste Madeleine, retombées des grandes assemblées de croisés tenues sur le site de la Cordelle, mais surtout pèlerinage jacquaire. Asquins abritait en son sanctuaire la première étape du chemin de Saint-Jacques. Dominé par les « montjoies» qui se dressaient sur les routes venues du nord et de l'est, le village voyait passer les coquillards, depuis qu'il avait abrité au moûtier comme chapelain, Aymery Picaud alias Olivier d’Asquins, auteur vers 1140 du Guide du Pèlerin. Du passage des pèlerins demeure, outre la titulature de St Jacques pour l'église, un superbe buste reliquaire en bois polychrome, peut-être attribuable au XVIe siècle.
L'église, qui occupa d'emblée l'espace qui lui est actuellement dévolu, fut largement remaniée au fil des siècles et des conflits dont elle eut à souffrir : sur des bases XIe, l'édifice actuel présente surtout une nef en berceau brisé du XIIe, un bas-côté nord voûté en arêtes du XIIIe, un bas-côté sud en quart de rond du XVIe. Le clocher appuyé à l'origine sur la première travée du bas-côté sud, fut renvoyé en 1755 dans l'axe de l'édifice, par souci de symétrie. L'abbé Grognot, initiateur de cette dernière campagne de travaux, se préoccupa aussi du décor intérieur, faisant poser des boiseries, créer un décor peint dans le chœur, et aménager les sacristies, non sans sacrifier les fresques des XIIIe, XIVe et XVIe siècles qui ornaient ces anciennes chapelles, entre autres de Vierges sages et Vierges folles, un Saint-Sébastien, un miracle de St Éloi et diverses scènes mal élucidées.
Attachés à leur église les Asquinois la dotèrent au XIXe siècle de vitraux honorant leur patron mais aussi saint Vincent. Car Asquins, pays d'eaux, devint très tôt pays de vigne. Clos nobles et vignes roturières se partageaient les coteaux tant sur le versant bourguignon (le pont d'Asquins marqua longtemps l'entrée dans le Duché et était dominé par le Clos-Duc) que sur le versant nivernais et auxerrois. Des restes lithiques témoignent de l'emprise de ce vignoble : meurgers, meurriées, cabanes couvertes en encorbellement de pierres sèches.
Les cerisiers complétèrent la production entre le XVIIIe siècle et les années 1940. Mais le phylloxera joint à la dépopulation après la guerre de 14, eut raison de ces productions nécessitant une main-d’œuvre nombreuse. Les sapinières proliférèrent sur les parcelles abandonnées. Le bûcheronnage était d'ailleurs aussi un point fort de la vie asquinoise, tandis que les femmes pratiquaient sous l'influence morvandelle le nourriciat et le placement des enfants assistés de la Seine.
La vie de la rivière n'était pas négligeable : voiturage par eau, probable dès l'époque antique, fréquent entre le XVIe et le XVIIIe siècle; passage du flot à bûches perdues, jusqu'en 1923; pêche aussi dans des eaux à la faune variée et abondante.
L'artisanat était bien représenté à Asquins avec un moulin à eau, plusieurs tanneries, et au moins trois tuileries dont l'une fournit à Viollet-le-Duc les tuiles nécessaires à la restauration de la Madeleine.
Le village eut une école dès le XVIIe siècle, dans une dépendance de la cure et du moûtier. Avec les lois scolaires, il se dota d'abord d'une école de garçons, abritant aussi la mairie, au bas de la Grand'rue, ancienne route de Vézelay à Tonnerre et à Auxerre. Puis, fin XIXe, ce fut une école de filles face à l'ancien presbytère; c'est l'actuelle mairie.
Village groupé, Asquins a peu d’écarts : la Bouillère constitue un faubourg hors les murs, autour d'une ancienne léproserie. Avec la Révolution, Vaudonjon choisit de se lier à Montillot. Au milieu du XIXe siècle Nanchèvres choisit de rejoindre Saint-Père. Restent les Chaumots, en limite du territoire vézelien et la Vieille Borde, ferme fortifiée au cœur des bois, sa voisine la Jeune Borde ayant péri dans un incendie vers 1870. Enfin sur le chemin de Domecy-sur-le-Vault, ancienne route d'Avallon, la chapelle de Séchée, érigée en 1742 par Nicolas Tapin, est toujours restée isolée au cœur des vignobles, visitée seulement par les processions venant y implorer la pluie.
Au village même les toits de laves ont totalement disparu, emportant l'aspect grisâtre que déplorait Victor Petit. Le village y a gagné en couleur, tandis que de nombreuses restaurations mettaient en valeur la pierre dorée extraite des carrières locales.
source : Wikipedia

Carte de Asquins

 
 
 
 
 
 
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