Créteil, 94000
Bienvenue à Créteil, commune française de 82088 habitants située dans le département Val-de-Marne et la région Ile-de-France.Vous trouverez ici quelques infos sur la commune et notre sélection de sites sur Créteil.
     
 
 

Créteil en bref

Département : Val-de-Marne
Code postal : 94000
Population : 82088 habitants
Région : Ile-de-France
Arrondissement : Créteil
Canton : Canton non précisé

Histoire de Créteil

Polissoir néolithique de Créteil
Préhistoire
Quelques rares silex du paléolithique sont encore mis au jour au début du XXe siècle sur le territoire communal. Le néolithique a laissé plus de traces tel le polissoir qui fait la fierté préhistorique de Créteil. Ce bloc de plus de deux tonnes servait à l'affûtage des pierres. Au moins deux haches néolithiques ont également été découvertes dans la zone du Mont-Mesly. L'une d'elles (hache de jadéite) est exposée au Musée des Antiquités nationales à Saint-Germain-en-Laye. En draguant la Seine au XIXe siècle, plusieurs armes de l'âge de bronze furent découvertes. Elles sont exposées au British Museum de Londres.
Antiquité
Camille Jullian posa au début du XXe siècle l'hypothèse d'un domaine gallo-romain à Mesly. Les éléments archéologiques sont toutefois rares. La découverte de débris et de monnaies à la fin du XXe siècle appuient pourtant l'hypothèse de Jullian.
Les premières traces écrites faisant référence à Créteil remontent aux Mérovingiens : Vicus Cristolium. Ce toponyme est formé du préfixe crist et du radical Olium. Ces deux termes sont gaulois : « clairière » pour crist et « crête » pour Olium. La « clairière » de la « crête » du Mont-Mesly se trouve dès avant la romanisation sur la route reliant Paris et Sens (route nationale 19 aujourd'hui).
Une étymologie plus traditionnelle était que le mot crist serait rapporté à Jésus Christ, dû à la christianisation précoce de Créteil et à la vénération de saint Agoard et saint Aglibert, martyrs vers l'année 400 après Jésus Christ. Cette légende hagiographique est aujourd'hui contestée par les historiens qui la qualifient de « montage incohérent ». L'existence d'une église à Créteil apparaît toutefois possible dès le Ve siècle.
Colombier de Créteil du XIVe siècle
Moyen Âge
Des sarcophages mérovingiens et des monnaies sont découverts, à plusieurs reprises, depuis le XIXe siècle. La présence d'un atelier monétaire est même attestée au port fluvial de Créteil.
Un acte de 1150 nous apprend que le fief du Mèche appartient à la collégiale de Saint-Germain-l'Auxerrois tandis qu'un acte de 1178 précise que le fief de Mesly dépendait de l'abbaye de Saint-Maur-des-Fossés.
Au niveau architectural, le clocher de l'église Saint-Christophe semble dater du XIe siècle tandis que le reste de l'église date du XIIIe siècle. Le colombier est construit au XIVe siècle. Le village médiéval semble s'être développé à l'intérieur d'un solide rempart au croisement de cinq routes. L'urbanisation s'est faite le long de ces cinq axes donnant au village la forme d'une étoile à cinq branches. Créteil est avant tout alors un bourg routier, profitant au maximum de sa position géographique au croisement d'axes routiers et au bord d'une rivière. Vers 1390, le rempart percé de quatre portes est toujours en place et le village compte une soixantaine de maisons.
Les conditions météorologiques sont très mauvaises entre avril 1315 et avril 1316. Pluie et froid au printemps 1315 empêchent les moissons de mûrir suivi d'un hiver rigoureux et long de décembre à Pâques 1316. Les vignes du Mont-Mesly sont détruites. Une grande famine frappe Créteil comme le reste du royaume de France.
En 1406, le toponyme de Créteil fait son apparition après déformations successives en Cristoill (1278), Cristeuil, Cresteul puis Creteuil.
La guerre de Cent Ans est particulièrement néfaste pour Créteil. En 1418, le village sous occupation anglo-bourguignonne est mis à sac et laissé en ruines. Même la nef de l'église s'effondre. La fin du siècle connaît également des troubles avec le passage des troupes des princes de la Ligue du Bien Public (1465). Mais Créteil panse ses plaies et un hôpital, l'Hôtel-Dieu de Créteil, ouvre ses portes en 1471.
XVIe siècle
Créteil est toujours constitué de fiefs ecclésiastiques, et en 1548 l'évêque de Paris Jean du Bellay devient le nouveau seigneur de Créteil.
En 1567, à l'occasion des guerres de religions, les Huguenots pillent l'église et brûlent les chartes locales. Le village compte alors principalement des laboureurs et des vignerons, mais aussi des charpentiers, des maçons, un maréchal-ferrant, un boulanger et un hôtelier. On note également la présence de « Parisiens » propriétaires de maisons ou de terres à Créteil. Ce sont principalement des marchands et des officiers du Parlement.
XVIIe siècle
En 1602, le roi Henry IV fait une halte à Créteil et se restaure dans l'auberge du village. Le début du siècle est également marqué par la mise en place de la grosse cloche de l'église baptisée Henrye (1607).
L'hiver 1614-1615 est long et rigoureux avec d'abondantes chutes de neige, plus haute qu'un homme. Les vignes du Mont-Mesly sont détruites ainsi que certaines maisons qui s'effondrent sous le poids de la neige. Nouvelle catastrophe naturelle en 1658 avec une importante crue de la Marne. Afin de secourir les sinistrés, l'église met en place une structure d'aide. L'existence de la Compagnie de la Charité des pauvres de la paroisse est attestée en 1646.
Nouveaux troubles en 1648 et 1652 avec la Fronde et l'évacuation des habitants de Créteil. Ces évènements n'empêchent pas la mise en exploitation systématique des carrières de pierres dès 1646. À partir de 1652, ce sont les carrières de pierre à plâtre du Mont-Mesly qui sont mises en exploitation systématique. Autre symbole du dynamisme cristolien, un deuxième moulin à farine, la « moulin neuf », est inauguré en aval du vieux moulin en 1684.
détail de la carte de Cassini (1750)
XVIIIe siècle
La fin du règne de Louis XIV est marquée par une grande disette touchant l'ensemble de la France en raison d'une période de grand froid (1709). On enregistre 69 décès à Créteil. En ce début du XVIIIe siècle, on note la construction des premières maisons bourgeoises de « Parisiens », mais le village conserve son caractère agricole avec la présence de 36 vignerons, 24 manouvriers, 8 laboureurs, 7 marchands, 6 cabaretiers-hôteliers, 2 maréchal-ferrant, 2 charretiers, 2 charrons, 2 menuisiers, 2 tailleurs de pierre, 2 bouchers, 1 boulanger, 1 charcutier, 1 épicier, 1 chirurgien, 1 serrurier, 1 tisserand, 1 scieur de pierre, 1 bourrelier, 1 buraliste, 1 coquetier et 1 jardinier en 1745.[1]
Les cahiers de doléances rédigés à Créteil en 1789 comptent 15 articles et le 14 décembre 1789, Créteil devient une commune. Le premier maire est Louis Simon Piot (1746-1822), boucher de son état. Il assiste, avec toutes les autorités du département, au passage des cendres de Voltaire qui font halte à Créteil le 10 juillet 1791.
XIXe siècle
En 1805, la maréchal Serurier, familier de l'empereur, achète une grande maison à l'est de la commune. Les Cristoliens surnomment alors cette maison le « Châteu de Créteil ». Mais l'aventure impériale tourne court et en 1814, Créteil est prise par les troupes russes. Nombreuses réquisitions dans la commune.
Étienne de Joly, ancien ministre est maire de Créteil, en 1815, mais au printemps de cette même année, il quitte ce poste à la nouvelle du retour de l'Empereur Napoléon. Étienne de Joly est à nouveau maire de Créteil de 1819 à 1831.
Les aléas climatiques restent dans les mémoires comme cet ouragan qui arrache le toit de l'église en 1806. Les crues de la Marne sont également nombreuses et importantes tout au long du siècle (1802, 1817, 1837, 1840, 1841, 1892, 1896). Pas encore domptée au niveau de son débit, la Marne est toutefois apprivoisée avec la construction d'un pont. Le pont de Créteil qui enjambe la Marne entre Créteil et Saint-Maur-des-Fossés est inauguré le 9 avril 1841. Il remplace l'ancestral système de bac.
L'exploitation des carrières modifie la composition de la population cristolienne, désormais dominée par le nombre d'ouvriers travaillant dans ces carrières. Ils sont 163 à résider à Créteil en 1820. Autre évolution économique avec la transformation du vieux moulin à farine en filature de coton dès 1804. Une fabrique d'engrais s'installe à Créteil en 1851 tandis que des cultures maraîchères se multiplient dans la plaine.
La révolution de 1848 provoque de nombreuses réjouissances à Créteil avec la plantation symbolique d'un arbre de la liberté. À la suite de cette révolution, l'Hôtel-Dieu de Créteil, fondé en 1471, passe sous le contrôle de l'Assistance publique (1849).
La guerre franco-prussienne de 1870 est particulièrement cruelle pour Créteil. Le bourg est pillé et laissé en ruine par les Prussiens tandis que les combats du Mont-Mesly du 30 novembre 1870 font 179 morts.
La modernité touche Créteil en ce XIXe siècle avec l'installation d'un dépôt de lettres en 1823 tandis qu'une ligne de tramway à traction animale relie Créteil à la Bastille (Paris) à la fin du siècle. C'est l'une des lignes de la Compagnie générale des omnibus. Lors des toutes dernières années du siècle, le conseil municipal renouvela souvent ses vœux de voir passer ces lignes de la traction animale à la traction mécanique, en vain. Une deuxième ligne de tramway traverse Créteil à partir de 1901 en reliant Bonneuil-sur-Marne au pont de la Concorde (Paris). Le télégraphe est rattaché au bureau de poste en 1874, puis est relié au réseau téléphonique en 1891.
Blason de Créteil de 1901 à 1986
XXe siècle
Créteil se dote d'armoiries en 1901. Il s'agit d'un blason d'azur orné d'une fasce ondée d'argent figurant la Marne, une croix potencée d'or en souvenir des seigneuries ecclésiastiques et une grappe de raisin, activité économique principale de la commune jusqu'au milieu du XIXe siècle.
La première projection cinématographique se tient en 1907. C'est l'une des activités préférées des nombreux soldats stationnés à Créteil durant la Première Guerre mondiale. Lors des tous derniers mois du conflit, la municipalité organise et co-finance des colonies de vacances pour 50 enfants de la commune.
La paix revenue, les fêtes se multiplient. Certaines sont données au profit des sinistrés des nombreuses inondations de la Marne. Cirque, bals de nuit et concerts en tous genres sont alors au programme. Le cinéma reste un loisir prisé et la salle de Créteil porte le nom de « Cinéma Regina » au début des années 1930.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, les troupes allemandes entrent à Créteil le 27 août 1940. 200 soldats stationnent dans la commune et un poste de guetteur de l'aviation est installé au Mont-Mesly à partir de 1941. Le château des Buttes devient la Kommandantur. Le 10 avril 1944, un bombardement américain est particulièrement violent. Il détruit notamment en partie l'école. Les bombardements se poursuivent jusqu'en août 1944, faisant plusieurs morts parmi la population civile. Le 12 août 1944, la Résistance locale s'empare du dépôt de la police de Créteil. La ville se libère elle-même remplaçant le drapeau à croix gammée sur le château des Buttes par un drapeau tricolore dès le 21 août 1944. Les Allemands se retranchent alors sur le Mont-Mesly et dans la plaine. Le 26 août, c'est l'aviation allemande qui bombarde violemment Créteil, provoquant 18 morts et de gros dégâts sur 62 bâtiments. Le 30 août 1944, les troupes américaines font leur entrée dans Créteil. Le mémorial des victimes civiles cristoliennes de la Seconde Guerre mondiale compte 67 noms. Le monument aux morts rappelle les noms de 374 soldats cristoliens morts pour la France entre 1870 et 1962.
Quartier du Port au bord du Lac de Créteil
Les « choux », un des symboles architecturaux de la ville
Créteil abandonne son caractère champêtre après la Seconde Guerre mondiale. La population passe ainsi de 13 800 en 1954 à 30 654 en 1962. Le 1er janvier 1968, la ville devient préfecture du nouveau département du Val-de-Marne.
Le développement urbain de la commune constitue dès lors l'élément essentiel de l'histoire locale. L'urbanisation du Mont-Mesly débute en 1955. La première zone d'activité, celle des Petites-haies, est validée par la conseil municipal en 1964. Elle ouvre finalement ses portes le 10 juin 1970. Pierre Billotte, maire de 1965 à 1977, poursuit cette évolution. Il reçoit d'ailleurs la grande médaille de l'urbanisme de l'Académie d'architecture en 1972. Cette urbanisation est toujours en cours avec la mise en chantier en 2006 d'un nouveau quartier entre le lac et Valenton : la pointe du lac. Parmi les bâtiments emblématiques de la ville, il convient de citer les fameux « Choux », sortis de terre entre 1969 et 1974.
Même évolution en matière de transports avec l'ouverture de trois stations de métro (ligne 8) entre 1973 et 1974: Créteil-l'Echat, Créteil-Université et Créteil-Préfecture. Une quatrième station devrait être inaugurée en 2009 pour desservir le stade Dominique-Duvauchelle et ses alentours. La voie express « Créteil-Bonneuil » est ouverte à la circulation le 9 septembre 1974.
Dans la foulée de sa promotion au rang de préfecture, Créteil devient le siège d'un évêché catholique en 1966 puis d'une académie en 1972. L'Université ouvre ses portes en 1970. Un CHU de près de mille lits vient compléter le parc hospitalier : le CHU Henri-Mondor. Ces éléments sont très structurants pour la ville et lui offre, de plus, une bonne visibilité médiatique. N'oublions pas les tribunaux de Créteil dans ce domaine, qui génèrent un bruit de fond médiatique quasi permanent.
Politiquement, Créteil est clairement à gauche, mais les électeurs cristoliens avaient préféré Jacques Chirac à Lionel Jospin en 1995 (52,9 % contre 47,1 %). François Mitterrand avait massivement eu l'appui des électeurs de Créteil en 1988 face au même Jacques Chirac (64,1 % contre 35,9 %). En 1981, François Mitterrand fut également préféré à Valéry Giscard d'Estaing (57,8 % contre 42,2 %). Déjà en 1974, François Mitterrand avait obtenu plus de suffrages que Valéry Giscard d'Estaing (54,1 % contre 45,9 %). [2]
Article détaillé : Chronologie de Créteil.
source : Wikipedia

Carte de Créteil

 
 
 
 
 
 
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