La Garenne-Colombes en bref
Département : Hauts-de-SeineCode postal : 92250
Population : 21754 habitants
Région : Ile-de-France
Arrondissement : Nanterre
Canton : La Garenne-Colombes
Histoire de La Garenne-Colombes
Du VIIe au XVIIIe siècledétail d'une carte de l'époque révolutionnaire
Dagobert Ier concède ce lieu de chasse boisé à l'abbaye de Saint-Denis au VIIe siècle. Dans la littérature, La Garenne-Colombes est citée en 1222 dans un titre de l'abbaye de Saint-Denis. Elle est également citée par le seigneur Bouchard de Marly en tant que « La Garenne dépendant de Colombes » en 1240. Au XIIIe siècle, La Garenne est encore un bois taillis très giboyeux, qui ne comporte aucune habitation autre que « La Tournelle », la demeure du fermier, qui se trouvait dans les environs de la place de Belgique actuelle, du côté de Courbevoie. « La Tournelle » n’est pas sortie de l’histoire de La Garenne puisque c’est le nom du lycée qui se trouve sur la place de Belgique aujourd’hui. Au XVe siècle, une maison de campagne y est bâtie, à l'usage des abbés pendant les saisons de chasse ; ces derniers en font une garenne fermée. Jusqu’en 1684, l’abbaye de Saint-Denis exerce ses droits féodaux sur ce lieu, tout comme sur les communes voisines. C’est justement en 1684 que la destinée de La Garenne passe aux mains des dames de Saint-Cyr créées par Madame de Maintenon. En 1707, La Garenne passe aux mains du marquis de Tanlay, qui l’obtient des dames de Saint-Cyr contre une ferme à Cormeilles dans le Vésinet. Par la suite, La Garenne appartiendra à une chanteuse d’opéra, Mlle Manon Pélissier, en 1730, à un futur ministre de Louis XVI, un prince de Monaco, jusque 1791. C’est cette année que La Garenne est classée dans les Biens nationaux, et revient à Jean Benoît de Thévenin, marquis de Tanlay, descendant de l’ancien propriétaire des lieux.
Le XIXe siècle : l'urbanisation
Jean-Nicolas Corvisart, propriétaire des terres de La Garenne de 1806 à 1820
La Garenne change à nouveau de propriétaire en 1801 avec Hercule de Salis Tagstein, et en 1812 avec le baron Jean-Nicolas Corvisart, premier médecin de l’Empereur Napoléon Ier et propriétaire de Château des Tournelles de 1806 au 24 avril 1820. La liste continue avec M. et Mlle Rubichon en 1820, qui décident alors d’y fonder un village, mais qui connaissent une faillite qui empêche ce projet d’exister. En 1832, La Garenne passe aux mains du banquier Sartoris, qui meurt en 1833. Ses héritiers relancent le projet de village et créent le « nouveau village de La Garenne », dont l'administration dépend alors de Colombes. La gare (d'abord appelée Colombes puis La Garenne-Bezons) ouvre le 26 août 1837 sur la première ligne française ouverte au trafic des voyageurs, Paris – Saint-Germain. L'inauguration de la ligne se fait notamment en présence de la reine Marie-Amélie. Durant la Restauration, l’urbanisation modifie l’apparence de « bois taillis très giboyeux » d’origine, avec le tracé de voies et places. Le plan de cette nouvelle propriété communale est remis par les architectes Jean-Baptiste Lafolie et Guerton au maire de Colombes. L’histoire de la Garenne est alors à ses prémices et de fortes revendications séparatistes apparaissent en 1893, combattues par Colombes.
Le XXe siècle: l'indépendance
Blason : Écartelé : au premier et au quatrième de sinople aux trois chênes arrachés d'or, au deuxième d'azur au cor de chasse aussi d'or, au troisième d'argent à l'aigle au vol abaissé de sable
Les revendications de séparation sont de plus en plus fortes à l’entrée dans le XXe siècle. Elles gagnent le Conseil municipal de Colombes et créent une impasse politique qui aboutit nécessairement à la création d’une commune indépendante, La Garenne-Colombes. C’est la loi de séparation du 2 mai 1910 qui officialise la création de la ville. Le 5 juin 1910, Jean Bonal est élu maire de La Garenne-Colombes aux premières élections municipales. La nouvelle équipe dirigeante de La Garenne donne un cadre et une structure à l’identité garennoise, qui existait dans les faits depuis longtemps.
En 1908, l'usine Caséo-Sojaine ouvre à La Garenne-Colombes[1], où travaillent notamment des Chinois, qui participent à un programme leur permettant de suivre parallèlement des cours de chinois, de français et de matières scientifiques. Deng Xiaoping[2] y a travaillé en 1920.
source : Wikipedia
Sites sur La Garenne-Colombes
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