Livry-Gargan, 93190
Bienvenue à Livry-Gargan, commune française de 35387 habitants située dans le département Seine-Saint-Denis et la région Ile-de-France.Vous trouverez ici quelques infos sur la commune et notre sélection de sites sur Livry-Gargan.
     
 
 

Livry-Gargan en bref

Département : Seine-Saint-Denis
Code postal : 93190
Population : 35387 habitants
Région : Ile-de-France
Arrondissement : Le Raincy
Canton : Livry-Gargan

Histoire de Livry-Gargan

Livry-Gargan tire son nom soit de Livriacum, villa gallo-romaine d’un certain Liberius, soit de Livreia, la lisière. La mention Gargan, nom du premier industriel de la ville, fut ajoutée en 1912 car désignant les nouveaux quartiers créés à partir de sa propriété [3].
Les origines
Aucun objet antique n'a été découvert dans la région de Livry. Il est donc difficile de savoir si le territoire fut occupé avant la conquête de la Gaule[4]. Mais l'origine du peuplement de la ville est certaine : elle remonte au défrichement de la forêt de Bondy. L'origine du village viendrait d'une route ancienne, construite par les Gaulois, aménagée par les Romains, qui traversait Livry : l'actuelle Route nationale 3. Cette route passait devant une clairière de la Forêt de Bondy, où une exploitation agricole était installée : la villa gallo-romaine de Liberius [5].
L’historien Camille Jullian, du Collège de France, fit des travaux de recherche sur les villas romaines de la forêt et notamment sur cette villa et sur son vaste domaine gallo-romain qui se nommait Liberiacum, du nom de son propriétaire Liberius. Comme tant d’autres, le domaine fut saccagé lors des invasions barbares du Ve siècle et ce n’est qu’à la fin du XIe siècle que l’on trouve les traces de Livriacus. Et c'est à ce moment précis, que commence l’histoire connue de Livry [6].
Le Moyen-Âge
La maison seigneuriale de Livry (gravure de 1648)
Au XIIe siècle, Livry était sous régime féodal, mais contrairement à certains villages de la région, le terroir n’était pas morcelé en plusieurs fiefs. Guillaume de Garlande, Chancelier de France, et seigneur de Livry et de Garlande-en-Brie, y construisit un manoir. Quelques habitations de serfs se regroupèrent alors autour du château. Le seigneur était très apprécié du peuple, grâce aux donations qu'il fit en 1111 au monastère de Saint-Martin-des-Champs.
Guillaume de Garlande eut quatre fils, dont Étienne de Garlande, qui prit part à un des évènements les plus marquants de Livry. Sénéchal et chancelier de France, il était une des personnalités les plus importantes à la Cour de Louis VI le Gros. En 1127, il tomba disgrâce, quitta la Cour à la demande de la reine Alix de Savoie. Il transmit alors sa dignité de Sénéchal à son neveu. En désaccord, Louis VI assiégea son château puis le fit raser. Étienne de Garlande le fit reconstruire et entoura le village de murs [7].
En 1200, Guillaume IV de Garlande, fils d'Étienne de Garlande, vainqueur des Anglais à Mantes en 1188, aidé par les donations de Philippe Auguste, fit bâtir près de la tombe de son père, l’abbaye Notre-Dame de Livry. Cette dernière fut desservie par les chanoines réguliers de Saint Augustin en 1197. L’église fut dédiée à Notre-Dame.
En 1213, la dernière titulaire du nom, Mahaut de Garlande épousa le chevalier Henri V de Grandpré. La châtellenie de Livry devint la propriété de la famille Grandpré pendant une soixantaine d'années. En 1285, le roi de France, Philippe le Hardi leur achèta le château et la terre, alors laissés à l'abandon. Il les offrit à un fidèle serviteur, Pierre de Chambly, accompagnés de la concession de Coubron et d'Aulnay. En 1317, le fils aîné, Pierre de Chambly hérita des biens. C'est donc au tout début du XIVe siècle, que les terres de Coubron et d'Aulnay furent rattachées à celles de Livry.
Du XVe siècle à la Révolution française
Abbaye de Livry vers 1900
Livry vers 1780 (carte de Cassini)
Propriété des Chambly au XVe siècle, la seigneurie de Livry et de Coubron fut donnée à Guiot de Chambly, seul héritier en 1412. Onze ans plus tard, ce dernier céda une partie à Maître Hugues Rapiot, alors président des requêtes du Palais. En 1425, il posséda l'ensemble de la seigneurie. En 1473, le Comte de Dammartin reprit le domaine, alors pillé et détruit par la Guerre de Cent Ans. Ne pouvant s'occuper de ses biens, il confia la gestion au seigneur de Villemomble à partir de 1479. En 1499, à sa mort, les biens furent cédés au fils du seigneur gestionnaire, Simon Sanguin, bourgeois de Paris. En 1518, Nicolas Sanguin, fils de Simon Sanguin, ne mentionna, devant la Cour des comptes, que les terres de Livry et omit de parler de Coubron. C'est à partir de cette époque, que la scission entre les deux domaines se fit.
En 1574, le domaine connut deux seigneurs : Jacques Sanguin et Georges le Picart, un de ses neveux. Ce partage entraîna de nombreux conflits qui ne furent résolus par la mort de Jacques Sanguin. Un de ses fils, Jacques II Sanguin hérita d'une moitié du domaine, et Anne de Picart, de l'autre moitié. Mais en 1620, Jacques II Sanguin réussit à récupérer le domaine entier, grâce au soutien de Louis XIII [8].
De 1624 à 1686, Christophe de Coulanges fut titulaire de l’abbaye. Il était l’oncle et tuteur de Marie de Rabutin-Chantal, devenue en 1644, marquise de Sévigné. Madame de Sévigné, passa sa jeunesse à l’abbaye et revint souvent après la mort de son mari. Elle y écrivit de nombreuses lettres (Lettres de la Marquise de Sévigné), dans lesquelles elle ne tarissait pas d’éloges sur Livry [9]. Il est vrai que ce petit village, qui s’appelait encore Livry en Aulnoye, situé sur le vieux chemin d’Allemagne, au cœur de l’antique forêt de Bondy et du Pays d’Aulnoye, devait être bien sympathique au XVIIe siècle. Sa situation élevée, offrait alors aux visiteurs quelques beaux panoramas.
En 1661, le comte d'Estrades, ambassadeur de France en Angleterre, acquit la seigneurie. Il la revendit en 1663, au marquis de Mailly, capitaine de chasse de Livry et Bondy. Le marquis établit alors un plan terrier de la ville, ce qui permettait une visite touristique de la seigneurie. Mais le marquis finit par démissionner, et Jacques Sanguin retrouva ses terres. En 1676, il devint maître d'hôtel de Louis XIV et entretint une relation amicale avec Madame de Sévigné qui l'avait en estime. Il décéda en 1680. Ce fut son fils, Louis Sanguin qui hérita du patrimoine. En 1688, il obtint du roi que ses terres deviennent un marquisat. Ce fut à cette époque que le Dauphin séjourna brièvement au château, le temps d'une splendide fête en son honneur.
Six ans plus tard, Louis Sanguin acquit le domaine du Raincy, obtint du roi l'union des terres de Livry et celles du Raincy et vendit le château de Livry. Il mourut en 1723, et son fils, Louis Sanguin, deuxième du nom hérita. Lieutenant général des armées du roi, il obtint la charge de son père : maître d'hôtel du roi. Il vécut à Livry-le-Château, où il reçut d'illustres personnages, tels que le tsar Pierre le Grand, le poète Piron. Il mourut en 1717, et ses enfants dilapidèrent sa fortune. Le dernier petit-fils céda le domaine au Duc d'Orléans, le futur Philippe-Egalité, en 1769. En 1784, la seigneurie appartenait à Louis-Philippe, Duc d’Orléans, qui résidait au château du Raincy.
En 1789, Louis XVI promit la réunion des États Généraux. Le 16 avril, l'assemblée municipale rédigea le Cahier de Doléances [10], sur lequel vingt-six signataires apposèrent leur nom. Ce cahier réclamait l'abolition des capitaineries de chasse, revendiquait la propriété des arbres le long des chemins, les droits des habitants sur la forêt, la destruction du gibier, le droit du colombier, la nécessité d'avoir un vicaire, et un marché qui satisfasse le public. Quelques mois plus tard, la Révolution éclata. Le 19 novembre de la même année, un décret ordonna la vente des biens du clergé. Celle-ci eut lieu un an plus tard. Le 7 janvier 1790, un décret créa le canton de Livry au sein du département de la Seine et de l'Oise. Cette même année, la ville connut son premier maire, Joseph Dufaut.
De la Révolution française à la Première Guerre mondiale
Livry - rue de l’église et la mairie
À la Révolution, le village se présente comme une petite agglomération de 1 500 âmes à l’orée de la forêt et entourée de quatre grandes propriétés : l’abbaye, le domaine seigneurial, l’Écu de France et le Grand Berceau. La paroisse de Livry dépend alors du doyenné de Chelles et de la généralité de Paris. Ses habitants vivent pour l’essentiel de l’agriculture sur de petites parcelles, de petits labours, de l’élevage laitier et de la viticulture en particulier. Une plâtrière apporte également un complément d’activité non négligeable.
Le 25 juin 1791, Le cortège ramenant Louis XVI de Varennes traversa Livry par la grande route de Meaux à Paris. Les Livryens, curieux, se massèrent sur le parcours, et regardèrent le cortège passer, « le chapeau sur la tête, tout en gardant un lugubre silence, conformément à cet ordre affiché et répété sur tout le passage du roi » (Mémoires du Général Paul Thiébault) [11],[12].
En 1792, Blaquière succéda au premier maire de la commune. Quelques mois plus tard, la Convention s'établit dans le pays. Le 26 août 1792, neuf citoyens (dont trois Livryens) furent élus à l'assemblée cantonale de Livry. En 1793, de nouvelles élections ont lieu. Mais les municipalités virent leurs existences abrégées sans doute par la chute de Robespierre. De nouvelles élections eurent lieu, et certains membres des assemblées précédentes y participèrent. Parallèlement, la disette fit de nombreux dégâts dans les campagnes.
Le 9 septembre 1795 (22 fructidor an III), de nouvelles élections cantonales amenèrent le Directoire. Peltier, alors maire de la commune, en désaccord avec les idées prônées, démissionna et fut remplacé par Blondel, procureur de Livry et réélu aux élections de 1797. Le coup d'état du 18 fructidor entraîna des élections, qui furent annulées successivement. En 1798, Grivellé fut élu et stabilisa la situation tant politique qu'économique de la ville.
À cette période, la nouvelle assemblée obligea les membres du clergé à prêter serment à la Constitution. Puis la Convention tenta de remplacer le culte catholique par celui de la Déesse de la Raison, puis par le culte de l'Être Suprême. Sans succès. Parallèlement, les bâtiments conventuels de l’abbaye furent détruits et les biens nationaux vendus (les meubles, les cloches, les livres, l’horloge, etc.) ; seule la maison abbatiale fut épargnée et achetée par l’amiral Jacob, ministre de la Marine, où il se retira en 1842 et y mourut en 1854. La maison fut démolie en 1924 et les derniers restes de l’abbaye disparurent en 1962.
En 1800, la vie politique de Livry changea radicalement. Le 28 pluviôse (17 février), la loi divisa le département en arrondissements, créant ainsi l'arrondissement de Pontoise. Le canton de Livry en fit partie mais ses communes (Livry, Tremblay, Villepinte, Sevran, Vaujours, Clichy-sous-Bois, Coubron, Montfermeil, Gagny, Neuilly-sur-Marne, Gournay, Noisy-le-Grand) furent réunies au canton de Gonesse. En 1802, débuta le creusement du Canal de l'Ourcq. L'idée de ce canal remonterait au XVIe siècle, sous le règne de François 1er , puis reprise sous le règne de Louis XIV, en 1673. Napoléon Ier confia les travaux à Pierre-Simon Girard, ingénieur en chef des Ponts-et-Chaussées. Les travaux commencèrent le 23 septembre 1802. Le 2 décembre 1808, les eaux arrivèrent à Paris. Le canal fut terminé en 1822[13].
En 1805, le comte Dillon fut élu maire de Livry et résida au château. Il devint maréchal de camp. Il y accueillit, en 1814, le comte d’Artois, futur Charles X. En 1860, un industriel, Louis-Xavier Gargan, acheta un terrain boisé le long de la route de Meaux puis y édifia une scierie mécanique, à l’angle des actuels boulevards de la République et Marx-Dormoy. Autour, apparut rapidement un nouveau quartier.
En 1869, le territoire de la commune fut amputé par la création de la commune du Raincy. Dès lors, une rivalité s’établit entre les deux communes. De nombreuses notabilités désertèrent Livry, dénoncées par « Les lamentations de Tardu »[14]. En 1870, l’invasion prussienne débuta : Livry souffrit beaucoup et vit les usines Gargan saccagées et ses arbres coupés. L'occupation dura du 19 septembre 1870 au 24 septembre 1871. La voie ferrée Bondy-Aulnay-sous-Bois[15] vit le jour en 1875 et desservit le nouveau quartier de Gargan.
En juillet 1912, un décret ministériel institua le nom de « Livry-Gargan », officialisant un nom entré dans le langage local pour désigner les lotissements édifiés autour de l’usine de l’industriel de la ville Louis-Xavier Gargan. Ce choix ne fit pas l’unanimité, beaucoup ayant préféré le nom de « Livry-Sévigné ». Mais la Première Guerre mondiale effaça momentanément cette dissension. Le 3 septembre, 250 hommes de réserve appartenant au 10e hussard passèrent par Livry-Gargan et se dirigèrent vers Aulnay. Dans la nuit du 7 au 8 septembre, les Livryens furent réveillés par 500 taxis parisiens, les célèbres « taxis de la Marne »[16] qui, partis de Gagny, transportaient chacun 500 combattants jusqu’à Nanteuil-le-Haudouin. Le 13 septembre, les Allemands se replièrent.
De la Première Guerre mondiale à nos jours
Après la Première Guerre mondiale, le nombre des maisons doubla passant de 2 822 en 1921 à formatnum:4751 en 1931. De même, la population augmenta considérablement passant de 11 752 habitants en 1921 à 21 213 en 1931 [17]. À cette époque, Livry-Gargan était déjà une vraie ville de banlieue, avec ses lotissements, ses écoles, ses travaux de voirie, etc. Mais la guerre de 1939 ralentit considérablement cette progression.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, durant l’été 1940, quelques Livryens résolus, dont Camille Nicolas, décidèrent de résister à l’occupant allemand. Ils créèrent le réseau de Résistance "M-4". En 1942, les réseaux de résistance étaient bien organisés, jusqu’en décembre 1943, où certains résistants furent arrêtés par la Gestapo. Plusieurs élus communistes ont été fusillés dont Lucien Michard au Mont Valérien en 1942 [18], ancien président du groupe communiste avant la guerre et Eugène Massé secrétaire de la section du PCF.
En juillet 1944, Maurice Carité, ancien rédacteur à L’Aube et chef de la résistance de Livry, organisa plusieurs réunions du C.N.R. (Conseil national de la Résistance, présidé par Jean Moulin, jusqu’en 1943) à Livry, au bureau de la Maison de Famille (à l’angle du boulevard Jean-Jaurès et de l’avenue Vauban). Les résistants de la compagnie Robespierre menèrent assez tardivement, en juin 1944, des actions de sabotage à Sevran et Livry-Gargan notamment. Ces jeunes francs-tireurs et partisans (FTP) commandés par Louis Hême, animateur de la résistance locale, menèrent à la suite de ces actions un combat armé contre les troupes allemandes qui facilita l’arrivée des premiers Américains. Les combats de la libération des 27, 28 et 29 août 1944 firent plusieurs victimes ; ils eurent lieu sur le site de l’actuel hypermarché Cora à la sortie Est de la ville. Livry-Gargan fut ainsi libérée par les Américains le 27 août 1944 [19].
De 1945 à 1947 le comité de libération présidé par Gabriel Beillon assura la gestion municipale à laquelle participait le champion cycliste Antonin Magne. Mais l’alliance de la gauche (SFIO) avec la droite (MRP) redonna alors le pouvoir à la SFIO. En 1971 la droite locale rompit son alliance et mena sous le sigle « UCMPT » une violente campagne contre la gestion municipale du maire socialiste Alfred-Marcel Vincent. Depuis lors, la ville fut gérée par l’union de la gauche (majorité socialiste).
Après la Seconde Guerre mondiale, la commune s’urbanisa fortement, par le lotissement de ses grandes propriétés en particulier celle de l’abbaye. En 1954, le quartier de l’abbaye avait encore un caractère de hameau. Néanmoins, la ville conserva un caractère vert par la présence de nombreux parcs et jardins, et son urbanisation, essentiellement pavillonnaire, n’ayant pas été bouleversée par l’édification de « grands ensembles » comme dans de nombreuses communes voisines.
Les émeutes de novembre 2005 ont commencé de fait à Livry-Gargan : les trois jeunes poursuivis par la police ont été signalés par un habitant de la ville rôdant autour d’un chantier, à proximité du stade Alfred Marcel Vincent dont ils revenaient à pied vers leurs domiciles de Clichy-sous-Bois, la commune voisine. Durant ces émeutes urbaines, les deux collèges de la ville ainsi que le gymnase A.-M. Vincent et un autre bâtiment municipal ont subi quelques dégâts restés relativement « mineurs » (de l’ordre de quelques dizaines de milliers d’euros selon la commune), en particulier en comparaison avec la plupart des villes voisines (Sevran, Aulnay-sous-Bois ou Clichy-sous-Bois) qui ont comptabilisé de nombreuses destructions de biens publics ou privés.
Héraldique et seigneurs de Livry
Liste des seigneurs de Livry
source : Wikipedia

Carte de Livry-Gargan

 
 
 
 
 
 
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